Il y a deux semaines, nous rencontrions Mgr Luc Terlinden pour lui demander ses impressions sur le voyage du pape en Belgique. En fin d'entretien, nous lui avons aussi demandé ses attentes sur les conclusions du synode sur la synodalité...
C'est au terme de cette semaine que s'achèvera l'assemblée générale finale du synode et, avec elle, ce long processus entamé il y a déjà plus de trois ans.
"Des conclusions concrètes"
"Je serai heureux fin octobre si tout ce qui, depuis trois ans, est vécu, partagé, réfléchi, débouche sur quelques lignes d'action, quelques visions claires, des conclusions concrètes..." Pour le dire autrement, l'archevêque de Malines-Bruxelles souhaite "que le synode atterrisse".
L'archevêque aimerait que l'on puisse, après être monté de la base vers Rome, revenir de Rome vers la base. "J'aimerais que ce synode débouche vraiment sur des décisions et des actions concrètes, que l'on puisse prendre et discerner dans nos Eglises locales. Car ce n'est que le début d'un processus. Le synode, c'est une manière d'être Eglise. Nous devons apprendre à nous laisser conduire par l'Esprit Saint. Cela a beaucoup d'implications, il faudra encore du temps pour qu'on intègre cela concrètement dans nos manières de faire."
Le problème des mauvaises herbes
Parmi les maux dont souffre l'Eglise et que le synode entend combattre figure le cléricalisme. Mgr Terlinden en est conscient: "il faudra toujours y résister. Car le cléricalisme, c'est comme les mauvaises herbes: ça repousse tout le temps."
L'archevêque ne néglige pas non plus les points qui ont été expressément écartés de l'assemblée générale - "la question de la sélection des évêques, l'accès aux ministères..", cite-t-il. "J'aimerais que l'on puisse vraiment traiter ces questions, dans un esprit synodal, par la suite. Et qu'elles puissent, elles aussi, déboucher sur des décisions concrètes."

