Carte blanche poétique : “Un simple mercredi après-midi de juin …”


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Carte blanche poétique : “Un simple mercredi après-midi de juin …”
"Sur la grande partition de la vie, il y a bien d’autres belles notes à jouer" que les bonnes notes dans le bulletin, soutient ce grand-père.
Par Jean-Pol BENOIT
Publié le
2 min

Voici une touche de poésie née sous la plume de Jean-Pol Benoit, grand-père des "deux Max", lors d'un mercredi pluvieux de juin.

Le ciel a peut-être un chagrin d’amour : il n’en finit pas de pleurer à chaudes larmes , même Dieu ne parvient pas à le consoler.

Le potager est un restaurant gastronomique pour les limaces ( 3 étoiles au guide Michelin) : jeunes pousses de betteraves, tiges de courgettes, feuilles de salade à volonté…

Je m’occupe avec grand sérieux des deux Max (Maxence et Maxime) : ils ont envie de rigoler et aucune envie de faire leurs devoirs (calcul pour l’un, lecture et conjugaison pour l’autre).

Moi l’intello, l’ancien prof, je prends l’école au sérieux, donc les deux Max m’énervent un peu mais pas trop. Je sais que de bonnes notes dans le bulletin, c’est bien, mais que sur la grande partition de la vie, il y a bien d’autres belles notes à jouer. Chacun choisira l’instrument qui lui convient. Le monde est un orchestre parfois symphonique, parfois pas du tout…

Chez Papy et Mamy, les deux Max rêvent d’aller papoter avec la rivière sur la petite île, de réparer le barrage, d’attraper un poisson. Ils rêvent d’organiser une course d’escargots sur la terrasse mouillée. Ils rêvent d’aller chiper dans l’armoire sans se faire voir du chocolat au lait noisettes.

Dans un rayon de soleil inattendu, Bernadette apprend à Lison à faire des bracelets brésiliens, il y a des sourires et de la couleur .

A travers la vitre de la véranda, une rose un peu timide m’invite à venir la rejoindre au paradis des parfums pour un moment d’ivresse, je mettrais bien une bouteille de rosé au frais pour ce soir…

Bientôt tout le monde aura envie d’une glace aux fraises (faite maison) dans un cornet, elle coulera un peu sur les doigts, on s’imaginera sur une plage de sable fin et comme des magiciens nous ferons disparaître la pluie et ferons sortir de notre chapeau un soleil radieux. Applaudissements.

Jean-Pol BENOIT
Ecrit à l’abbaye de Scourmont , le 20 juin 2024

Catégorie : Opinions

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