Le journaliste Christophe Deborsu confie dans Het Belang van Limburg sa réaction au scandale Godvergeten. "Ceci n'est pas mon église", considère ce "Bekende Waal", cette personnalité wallonne connue en Flandre.

"J'ai regardé Godvergoten à l'époque. J'ai pleuré. Avec colère." Dans sa colonne publiée dans le quotidien limbourgeois, Christophe Deborsu évoque ses souvenirs d'enfance. "J'allais à la messe chaque semaine", écrit-il. Il se souvient aussi avoir "rencontré des prêtres jésuites" qui lui ont fait "découvrir les secrets de l'Evangile. Que la vie éternelle commence ici et maintenant, sinon elle n'est pas éternelle."
La confiance a été bafouée
Le journaliste rappelle aussi dans ce texte d'opinion que le mot religion vient de 'religare', le fait de se connecter à Dieu et aux autres. En entendant les témoignages de ceux qui ont été abusés, Christophe Deborsu reconnaît: "l'église a brisé l'âme de ceux qui croyaient le plus en Dieu." Il explique: "La foi, c'est avoir la foi, en l'occurrence en Dieu. Et cette confiance a été bafouée."
Le journaliste consacrait dimanche dernier son émission à ce sujet. Il termine néanmoins sa 'confession écrite' dans Het Belang van Limburg par un autre aveu. "Je vais encore à l'église 10 à 15 dimanche par an", reconnaît-il impressionné par les "prêtres locaux qui continuent d'annoncer que nous allons rendre le monde plus beau. Mais avoir la foi n'a jamais été aussi difficile."
AF de B.
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