Les trois mousquetaires, célèbre roman de cape et d’épée d’Alexandre Dumas est une nouvelle fois adapté au cinéma. L’occasion de renouer avec un genre dans lequel les Français excellent.

Ce sont des héros comme on n'en fait plus. Dans l’imaginaire collectif, les trois mousquetaires incarnent le courage, l’honneur, la fraternité, le sens du devoir envers la patrie. Adapté près de quarante fois au cinéma depuis 1903, le roman d’Alexandre Dumas est un phénomène culturel. Athos, Porthos et Aramis reviennent croiser le fer ce mois-ci sur grand écran, en compagnie de d’Artagnan, bien entendu. Baptisé Les trois mousquetaires: D’Artagnan, ce film est en réalité la première partie d’un diptyque dont la suite, consacrée à Milady, devrait arriver fin de l’année sur nos écrans.
Comme dans le roman, l’histoire débute vers 1625, avec l’arrivée à Paris d’un jeune Gascon. Fier et impétueux, d’Artagnan a l’intention de rejoindre le corps des mousquetaires du roi Louis XIII. Mais dès son arrivée, il se querelle avec chacun des trois mousquetaires. Il heurte l’épaule blessée d’Athos, offense Porthos et compromet Aramis en ramassant un mouchoir appartenant à l’une de ses maîtresses. Engagé dans trois duels sur la même journée, D’Artagnan finit par devenir ami avec les mousquetaires lors d’un affrontement contre les gardes du cardinal de Richelieu. En compagnie de ses nouveaux compagnons, le jeune candidat mousquetaire va désormais lutter contre le cardinal et son acolyte, Milady. Ils tenteront de protéger la reine du déshonneur, tout en assurant la sécurité du roi. Tout cela, alors que la menace d’une guerre contre l’Angleterre gronde.
Film fédérateur et spectacle palpitant
Ce nouveau film est donc fidèle au roman, dont il retranscrit la première partie. On l’a dit, c’est loin d’être la première fois que l’œuvre d’Alexandre Dumas est adaptée. Ce n’est toutefois pas une raison pour bouder son plaisir. Ces nouvelles aventures cinématographiques montrent en effet que les Français sont rois en matière de films de cape et d’épée. Tourné en décors naturels, dans la cour du Louvre, au château de Chantilly, en Bretagne, dans les Hauts-de-France et en Normandie, ce premier volet renoue avec une tradition un peu oubliée. Celle du grand film fédérateur tout public, destiné au grand écran. Le réalisateur, Martin Bourboulon (Eiffel) nous convie à un spectacle palpitant. Il n’a rien négligé, des paysages aux costumes, tout est soigné et crédible. Neuf mois de préparation auront été nécessaires pour huit mois de tournage ayant mobilisé une équipe de 300 personnes. Le jeu en valait la chandelle! On prend part avec plaisir à cette aventure aux accents historiques.
Les acteurs, François Civil, Vincent Cassel, Romain Duris et Pio Marmaï semblent s’amuser et parviennent sans difficulté à incarner ces héros populaires et attachants. Le cinéma joue ici à la perfection son rôle de divertissement. Cette adaptation nous prouve que ces personnages et leurs histoires ont passé l’épreuve du temps. A l’heure des smartphones et des intelligences artificielles qui nous enferment sur nous-mêmes, Les trois mousquetaires viennent nous rappeler l’importance de l’entraide et de la fraternité. Une chose est sûre: on a hâte de voir le deuxième volet!
Elise LENAERTS

