La vie consacrée, « un peu en contraste avec le monde d’aujourd’hui » !


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La vie consacrée, « un peu en contraste avec le monde d’aujourd’hui » !
La journée de la vie consacrée dans le Brabant wallon, vécue en 2018, se terminait par une eucharistie en la basilique de Basse Wavre
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le
4 min

Le 2 février est la date choisie depuis plus de vingt ans pour remercier les personnes qui consacrent leur vie au Seigneur. Les communautés religieuses ont de plus en plus besoin de ces rencontres fraternelles.

La journée de la vie consacrée dans le Brabant wallon, vécue en 2018, se terminait par une eucharistie en la basilique de Basse Wavre

Peut-être qu'en allant à la messe ce jeudi 2 février, aurez-vous entendu une intention de prière pour la vie consacrée? D'autres paroisses proposeront cette même intention lors des célébrations dominicales des 4 et 5 février. Des intentions à l'égard de plusieurs centaines de personnes en Belgique francophone qui vivent selon cette forme consacrée, soit en tant que religieux (463 femmes et 235 hommes en Belgique francophone au 1er janvier 2021), soit encore les membres des instituts séculiers ou des Vierges consacrées. "Peu de personnes s'engagent en Belgique, ces dernières années", reconnaît sœur Marie-Catherine Pétiau en nous communiquant ces chiffres.

Un appel spécifique comme baptisé(e)

Pourquoi mettre en évidence les différentes formes de vie consacrée à la date du 2 février? L'idée remonte à Jean-Paul II en 1997. Le pape avait souhaité que soit instituée une journée de remerciements pour la vie consacrée, pour toutes les personnes qui ont donné leur vie au Seigneur. La date du 2 février a été retenue car ce jour correspond à fête de la Présentation du Seigneur au temple, c'est à dire le jour où Jésus est en quelque sorte consacré à l'Église.

Sœur Marie-Catherine Pétiau, qui est déléguée épiscopale sur cette question pour l'archevêché de Malines-Bruxelles précise: "La vie consacrée correspond à un appel spécifique dans la vocation chrétienne. Ces hommes et ces femmes choisissent de vivre dans le célibat, dans une certaine pauvreté et dans l'obéissance à l'écoute de l'autre." Un choix de vie qui peut sembler "à contre-courant" de la société moderne, "un peu en contraste avec le monde d'aujourd'hui" comme le reconnaît sœur Pétiau.

Un temps de retrouvailles

Aux alentours du 2 février, et notamment le week-end qui suit, les différents diocèses organisent selon des modalités qui leur sont propres un rendez-vous de la vie consacrée. Dans le diocèse de Namur, par exemple, deux après-midis sont prévues le samedi 4 février à Namur et le dimanche 5 février à Hurtebise. Le Vicariat pour la Vie consacrée de ce diocèse propose d'y aborder le thème "Une Église chahutée, un Évangile intact."

Notons particulièrement le rendez-vous l'après-midi du 5 février, ouvert au grand public depuis le monastère d'Hurtebise. "Pas question de casser la baraque !", annoncent les organisateurs, en reprenant une citation tirée du livre Église catholique - Renaître ou disparaître du père Charles Delhez. L'auteur jésuite accompagnera ce temps de rencontre fraternelle, de réflexion et de partage à l’occasion de la journée de la vie consacrée.

Pour Bruxelles et le Brabant wallon, une journée conviviale est aussi prévue pour les religieux et religieuses, les Vierges consacrées et les membres de l'Institut séculier. Cette fois-ci, c'est le monastère St Charbel qui accueillera la cinquantaine de participants, un peu comme ce fut le cas au monastère de Rixensart l'année dernière. Sœur Marie-Catherine Pétiau souligne que dans les instituts religieux et les communautés, "on ne peut plus marcher toujours seuls. Nous avons besoin de nous soutenir en nous découvrant entre congrégations."

Écouter leurs témoignages

Au-delà des rendez-vous ponctuels qui peuvent être organisés en Belgique, cette fête de la vie consacrée donne l'occasion de mieux connaitre ceux et celles qui ont choisi cette voie. Dans Eglise de Liège, pendant deux semaines consécutives, les religieux témoignent. Sœur Marie de Lovinfosse y explique quelle est sa vocation. "Je reconnais que chaque vocation chrétienne a en elle-même une valeur incomparable, au cœur des défis et des joies spécifiques qu’elle traverse. En tant que femme, je suis engagée sur le chemin de la vie religieuse aujourd’hui, non comme une vocation de première classe, mais comme un chemin d’humilité, autrement dit de vérité et de liberté. J’apprends à grandir en humanité, en me laissant transformer et rejoindre par le parcours libérateur de Jésus dans les évangiles, ainsi que par les personnes que je rencontre au quotidien."

🔎 "Etre religieuse aujourd'hui", témoignage de Sœur Marie de Lovinfosse

De son côté, le père Edouard Tsimba, père Scheutiste, est désormais au service du Vicariat pour la vie consacrée. "Le plus important maintenant pour moi, confie-t-il à "Eglise de Liège", ce n’est pas tellement ce que je vais faire. C’est plutôt ce que je vais être au milieu de mes confrères et des gens auprès de qui je suis envoyé".

Anne-Françoise de Beaudrap


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