Davantage de migration féminine, davantage de vulnérabilité !


Partager
Davantage de migration féminine, davantage de vulnérabilité !
Par Vatican News
Publié le
3 min

De plus en plus de femmes se retrouvent sur les routes migratoires du Sahel. A Ouagadougou (Burkina Faso), cette problématique a fait l'objet de réflexions initiées par trois organisations catholiques. Les priorités actuelles sont de prendre conscience du phénomène et de veiller au droit des femmes.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’appui à la protection des migrants les plus vulnérables sur les routes migratoires du Sahel (PROMISA), l’Organisation catholique pour le développement et la solidarité (OCADES), Caritas Burkina et Welthungerhilfe ont organisé un panel mardi 29 novembre à Ouagadougou la capitale burkinabé. «Femme, genre et migration», tel était le thème au centre des échanges et discussions lors de la rencontre.

Avec l'augmentation des migrations féminines, la question de la vulnérabilité des femmes se pose avec encore plus d'acuité_CC by-NC-S.A.2.0-Flickr

Ce panel a permis aux participants de réfléchir sur les spécificités relatives à l’intégration du genre dans la protection et l’assistance des migrants, aux risques et aux besoins des femmes migrantes et à la question de la traite des personnes.

Les femmes encore plus vulnérables

«Nous nous rendons compte que de plus en plus de migrations ont un visage féminin» a déclaré la soeur Jeannine Sawadogo, directrice du Centre de recherche et de formation en développement humain intégral, faisant remarquer que «pendant longtemps les femmes étaient moins présentes dans les flux migratoires mondiaux».

Cependant, dit-elle, «nous assistons impuissamment à une forte mobilité humaine avec de nouveaux profils des migrants, à savoir les femmes», a-t-elle déploré. La sœur Sawadogo a ensuite plaidé pour l’urgence de «prêter une attention à la situation de ces femmes migrantes et en particulier à leur santé». Car, durant les flux migratoires, ces femmes sont en proie à des violences et des abus de tous genres.

Un problème crucial

La violence dont les femmes sont victimes dans les flux migratoires n’est pas à ignorer. «Le problème est crucial; c’est fondamental que lorsqu’on travaille dans la protection de la migration, on puisse prendre en compte les différents profils de vulnérabilité», a affirmé lors de ce panel Yasna Mimbela, directrice et fondatrice de Besity AS, une entreprise sociale norvégienne spécialisée dans la migration et l’intégration, qui accompagne depuis deux ans les organisations dans la mise en œuvre du projet.

Dans ce sens, il faut œuvrer à la préservation et la protection de la dignité de ces femmes en proie aux violences et abus sexuels. Car, «la question de la protection des migrants reste d'actualité malgré la crise que traverse notre pays (NDLR : le Burkina Faso)».  

Pour Mamoudou Tao, spécialiste en protection des migrants, «il s’agit de savoir qui sont les victimes et comment procéder à la réparation». Il confie ensuite que: «la réparation en faveur des victimes doit prendre en compte les volets psychologique et judiciaire». Mais pour prévenir ce phénomène, monsieur Tao préconise en amont, de la sensibilisation afin de divulguer au maximum l'information sur le phénomène, et aussi promouvoir les droits des victimes à accéder à la justice. 

Vatican News

Titre, chapeau et intertitres sont de la rédaction de Cathobel

Catégorie : International

Dans la même catégorie