Cinéma – Une aventure au parfum de nostalgie


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Cinéma – Une aventure au parfum de nostalgie
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min

Avec ses dessins animés à la main, Ernest et Célestine est un petit bijou chaleureux et sautillant, à voir en famille.

Il y a dix ans, petits et grands ont découvert sur grand écran Ernest, un ours mal léché et Célestine, une petite souris pleine de vie. Deux personnages que tout oppose mais qui ont développé une belle amitié au-delà de leurs différences. Adapté de la série de livres illustrés pour la jeunesse publiés par la Belge Gabrielle Vincent entre 1981 et 2000, le film d’animation Ernest et Célestine a connu un beau succès. Une série, Ernest et Célestine, la collection, ainsi qu’une compilation de courts-métrages, Ernest et Célestine en hiver, ont donc vu le jour. Tout cela nous amène à ce mois de décembre, qui voit arriver en salles un deuxième long-métrage, intitulé "Ernest et Célestine: le voyage en Charabie".

Aux commandes cette fois, Julien Cheng et Jean-Christophe Roger, deux réalisateurs qui connaissent bien l’univers de l’ours et de la souris car ils ont travaillé sur la série. Ils sont effectivement parvenus à recréer l’ambiance chaleureuse et joyeuse qui fait tout le charme d’Ernest et Célestine. On retrouve nos deux amis toujours férus de musique face à un problème. Célestine vient en effet de casser le violon d’Ernest. Malheureusement, un seul homme est capable de réparer cet objet très rare et il se trouve en Charabie, dans les contrées natales de l’ours. Au départ réticent, Ernest succombe à la force de persuasion de Célestine et les voilà partis pour ce pays lointain, situé au-delà des montagnes enneigées.

Un voyage dans un pays imaginaire

On est donc à nouveau plongés dans une aventure familiale, qui s’annonce pleine de rebondissements. La Charabie, pays imaginaire inspiré des souvenirs de voyage de Jean-Christophe Roger dans le Nord du Pakistan et le long de la route de la soie en Chine, est en effet dépaysante à souhait! Le réalisateur a recréé ces maisons accrochées sur les flancs des hautes montagnes, en assortissant bien sûr ces dessins réalistes de pointes fantastiques, presque kafkaïennes. La légèreté est de mise et on se laisse immédiatement porter par ces décors dessinés "à la main". Une technique de plus en plus rare, qu’on pourrait taxer de dépassée mais qui possède une aura réconfortante, un cachet artistique.

Ces beaux et doux dessins ne sont pas la seule qualité d’Ernest et Célestine: le voyage en Charabie. Film familial par excellence, ce long-métrage d’animation délivre un message positif qui peut autant parler aux enfants qu’aux adultes qui les accompagnent. En arrivant en Charabie, Ernest découvre en effet avec stupeur que la musique a été bannie du pays de son enfance. Les deux compères vont donc tenter de découvrir ce qui se trame là-dessous, avec l’aide, notamment, d’un justicier masqué. Nous n’en révélerons pas plus sur l’intrigue, mais on peut dire qu’il est question d’épanouissement personnel, de soif de liberté et de famille. Le film a même une portée politique, expliquant aux plus jeunes avec simplicité le concept de totalitarisme. A une époque où les films, qu’ils soient d’animation ou en prises de vues réelles, rivalisent de technologies, Ernest et Célestine est un petit plaisir au parfum de nostalgie. Il prône des valeurs comme le refus de l’intolérance, sans tomber dans le discours moralisateur. Et, surtout, il offre un moment de divertissement chatoyant.

Elise LENAERTS

🎥 Découvrez la bande-annonce de "Ernest et Célestine: Le voyage en charabie"

Catégorie : Culture

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