Cet été, différents pèlerinages diocésains étaient organisés à Lourdes. Jeunes et moins jeunes, malades et valides, se sont retrouvés ensemble devant la grotte. Les jeunes pèlerins de Namur ont interviewé l'abbé François Barbieux, vicaire épiscopal qui présidait pour la première fois le pèlerinage diocésain.
M. l’abbé Barbieux, qu’est-ce que vous en retenez ?

C’est d’abord une joie d’avoir pu vivre ce moment diocésain fort, une joie de toute la fraternité que j’ai pu voir se créer au fur et à mesure du pèlerinage, de voir comment des liens forts ont été tissés et ont été vrais. Et cela rejoint le message et le thème "Allez dire qu’on bâtisse une chapelle". Cette chapelle, c’est avant tout le lieu du rassemblement, c’est l’Église, et c’est vraiment ça qui a été vécu, je pense, là, à Lourdes.
C’est une joie aussi de voir que ce lieu phare permet de vivre, d’approfondir, de découvrir ou de redécouvrir sa foi et de mettre ses pas dans les pas de Bernadette pour vivre pleinement ce message de Lourdes.
Lourdes est un de ces lieux phares qui est porteur d’une universalité aussi. Ce n’est pas seulement l’Église diocésaine, mais une Église diocésaine qui va à la rencontre de l’Église universelle (catholique, dans son sens premier et fort du terme) avec toutes ses nationalités et ses différentes cultures qui se croisent et qui vibrent pourtant du même cœur et de la même force, de la même foi.
Est-ce qu’il y a une découverte un peu plus personnelle pour vous ?
J’avais eu la chance de venir à Lourdes comme séminariste en 2004. Mais l’occasion ne s’était malheureusement plus présentée….
Cet été, c’était la première fois que je vivais la messe internationale dans la basilique Saint-Pie X et c’est très émouvant de voir là, non seulement des confrères qui viennent du monde entier, réunis dans le même presbytérium, mais aussi de voir cette Église unie par la même foi et qui célèbre en si grand nombre. C’est un contraste, évidemment, par rapport à nos petites paroisses où parfois on n’a que quelques âmes qui viennent pour se nourrir à l’eucharistie.
J’étais heureux de pouvoir célébrer dans la grotte, ce lieu même des apparitions, un lieu qui est en lien, à titre très personnel, avec ma vocation, où Bernadette a permis de révéler au monde qui était cette dame, qui était « Aquero ». Il est extraordinaire que 164 ans après, par dizaines de milliers, les pèlerins viennent rejoindre un lieu qui n’est pas seulement le lieu d’un message, mais un lieu de grâces qui sont vraiment reçues là, avec des gestes posés qui vont bien au-delà du rituel mais qui nous ramènent au fondement de notre foi, de la source du baptême, de la lumière qu’est le Christ dans notre vie, cette résurrection à laquelle il nous appelle et ce roc qu’est vraiment le Seigneur dans la vie de chacun.
Est-ce que ce pèlerinage vous donne une énergie nouvelle, des idées pour les pastorales dont vous avez la charge ?
Étant responsable du service diocésain pour les jeunes, évidemment, j’ai été fortement touché de pouvoir partager plusieurs moments avec eux, des moments qui ont été très forts pour eux aussi. Clairement, cela me donne l’envie de créer plus de ponts entre nos services et d’essayer d’en faire plus que jamais la publicité, en tout cas, d’inviter largement à venir à Lourdes, avec le service communication. Cela m’a permis d’envoyer quelques photos en live et de faire vivre ce pèlerinage aux diocésains, c’est évidemment quelque chose d’important. Les services des familles et des vocations sont évidemment aussi bien en lien avec Lourdes.
La grâce du pèlerinage est de créer des liens, de renforcer des liens, de les vivre d’une manière fraternelle autrement dans un groupe, ça pourrait être une incitation à le proposer plus largement et à venir en service ou en vicariat pour vivre ces temps forts qui reconstruisent notre foi, pas nécessairement à Lourdes, mais de participer au large panel que les Pèlerinages Namurois proposent et à cette re-sensibilisation à la démarche de pèlerinage, vers Beauraing ou d’autres lieux du diocèse. Il n’y a pas nécessairement besoin d’aller bien loin mais de se mettre en route ensemble, de vivre un temps fort, ce qui nous permet ensuite d’ « aller dire », qui était le thème de ce pèlerinage à Lourdes, d’aller dire toutes les grâces qui ont été reçues.
Lien vers l'article complet et photos sur le site du diocèse de Namur
Lourdes en images
🔎 L'équipe TV de Cathobel a aussi accompagné jeunes et moins jeunes des Equipes Saint Michel à Lourdes. Un reportage d'une dizaine de minutes à retrouver ici

