C'est ce dimanche que s'ouvre le 52e congrès eucharistique international, à Budapest. Il se clôturera le dimanche 12 septembre, en présence du pape François. Dirigée par Mgr Aloys Jousten, évêque émérite de Liège, la délégation belge compte 8 pèlerins - ils seront même 15 en fin de semaine.

Il faut plonger au 19e siècle pour découvrir les racines du "congrès eucharistique". C'est en 1881, à Lille, que se tient la première édition. "Le congrès eucharistique renouvelait en quelque sorte la démarche du pèlerinage par l’adjonction de séances de travail et de réflexion", explique l'historien Christian Sorrel (Université Lyon II) à nos confrères de Vatican News. En 1883, le troisième congrès se tient à Liège, et en 1890, c'est Anvers qui accueille l'événement et ses 150.000 participants. Dans les années qui suivent, le congrès sera encore organisé à Bruxelles, Namur et Tournai. L'initiative touche alors essentiellement les Français, les Belges, les Suisses. Avec le temps, sa dimension internationale va s'affirmer. Dès 1910, le congrès se tient d'ailleurs à Montréal.
Signe de l'importance croissante de ces rencontres, le pape commence à se faire représenter aux congrès à partir de 1906. Et en 1964, Paul VI se rend à Bombay. Depuis lors, c'est de manière très régulière que l'évêque de Rome participe aux rencontres. Le sens et l'objectif de celles-ci ont naturellement évolué avec le temps. "Aujourd'hui, l’enjeu est de réfléchir à la place du catholicisme dans nos sociétés européennes sécularisées, éprouvées, déstabilisées, par les mouvements migratoires, populistes", reprend Christian Sorrel. "Les catholiques qui vont se réunir à Budapest dans la Hongrie d’aujourd’hui ne peuvent ignorer ces contextes politiques et sociaux".
"C'est à ce moment-là que le Seigneur se révèle"

Le chanoine Eric de Beukelaer est membre de la délégation belge
"Il en va des congrès eucharistiques comme de la vie de tous les jours", explique, à la veille de son départ, Eric de Beukelaer, vicaire général du diocèse de Liège et membre de la délégation. "Les choses ne se passent pas forcément comme nous les avions prévues. La pandémie a décalé notre périple à Budapest d’une année, ce qui explique aussi que nous serons bien moins nombreux que prévu. Ceci pourrait nous désoler, mais ce serait voir les choses de façon purement humaine. Dans la Bible, combien de fois de petits nombres ont été retardé en cours de route ? A chaque fois, c’est à ce moment-là que le Seigneur se révèle, confirme et renforce son peuple. C’est dans cet état d’esprit que nous nous rendons au Congrès Eucharistique en portant avec nous les prières de toute l’Eglise catholique de Belgique que nous représentons."
Voir aussi :Le 53e Congrès eucharistique international se tiendra à Matera
