
Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France
Ce mardi 29 juin, les députés Français ont adopté une loi prévoyant, entre autres, un élargissement de la PMA (procréation médicalement assistée). Les évêques de France, par la voix de leur président Mgr Eric de moulins-Beaufort, se disent inquiets et appellent à ce que chacun puisse faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’adoption définitive de la loi bioéthique en débat depuis 2019, le président de la CEF (Conférence des évêques de France) s'inquiète des conséquences de ce vote des députés français.
«La dignité de l’être humain» est «une valeur à géométrie variable»: c’est la nouvelle logique qui s’est imposée selon Mgr Éric de Moulins-Beaufort, par ailleurs archevêque de Reims. Il n’existe pas de large consensus comme voulu par le président de la République, affirme-t-il. Au contraire, «on voit triompher une volonté idéologique malgré de nombreuses alertes –parfois de simple bon sens– exprimées par nos concitoyens».
«Le socle de la 'bioéthique à la française' dont notre pays était si fier est gommé: la dignité propre à tout être humain –petit et grand– n’est plus le point focal», regrette le président de la CEF. D’où l’inquiétude des évêques et leur appel à ce que «chacun trouve les moyens de la vigilance et d’un discernement personnel afin de faire ses choix en pleine conscience de ses conséquences éthiques».
«La satisfaction d’un besoin -même légitime-, le principe d’égalité, les besoins de la recherche scientifique, la peur du handicap ne peuvent justifier qu’on traite l’être humain comme un matériau manipulable et éliminable», réaffirme-t-il. «Si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien».
Ce vaste texte qui prévoit notamment, outre l’élargissement de la PMA, une délicate réforme de la filiation et de l'accès aux origines, aborde nombre de sujets complexes comme l'autoconservation des ovocytes ou la recherche sur les cellules souches. En discussion depuis 2019, il a été définitivement adopté ce mardi 27 juin 2021 par les députés français.
Source : Vatican News
