Les évêques brésiliens réunis pour leur 58ème Assemblée générale ont demandé aux responsables de l’État "compétence et lucidité" pour défendre la santé.
Sans toutefois le nommer, les prélats ont critiqué le président Jair Bolsonaro et son gouvernement, qualifiant d’inacceptables "les discours et attitudes qui nient la réalité de la pandémie, méprisent les mesures sanitaires et menacent l’État démocratique de droit". Les évêques demandent également aux gouvernants d’être "plus à l’écoute de la science, de promouvoir le port du masque et la distanciation sociale et de garantir le vaccin pour tous, le plus rapidement possible".
Face à la crise sanitaire qui défie le Brésil, la Conférence Nationale des Évêques du Brésil (CNBB) a par ailleurs fait part de sa "profonde gratitude à l’égard des professionnels de la santé et de toutes les personnes qui ont payé de leur vie leur mobilisation en faveur des malades".
Trois ans d’espérance de vie en moins
Les évêques ont également rappelé que "si la crise sanitaire n’épargne personne, les conséquences sont nettement plus dévastatrices dans la vie des personnes pauvres et fragiles". Assurant qu’ils s’exprimaient "pour répondre aux exigences de l’Évangile", les prélats ont rajouté: "nous ne pouvons pas nous taire lorsque la vie est menacée, les droits non respectés, la justice corrompue et les violence instaurée".
Quatorze millions de personnes ont été officiellement contaminées et plus de 373.000 morts sont comptabilisés depuis le début de la pandémie. D’après une étude de l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques (IBGE), l’espérance de vie des brésilien a baissé de près de trois ans avec cette crise sanitaire. Le pire indice depuis 1940.
(cath.ch/jcg/bh)

Les évêques brésiliens réunis pour leur 58ème Assemblée générale ont demandé aux responsables de l’État "compétence et lucidité" pour défendre la santé.