Hier le Comité de concertation annonçait la suspension des cours, sauf pour les maternelles. Aujourd’hui, il est question de revenir sur cette décision et de fermer les classes de maternelles également. Les défenseurs des droits des familles ainsi que les acteurs du monde de l'enseignement se positionnent contre ces changements de dernière minute.
A quelques jours des vacances de Pâques, les règles relatives aux stages ont changé, générant des annulations en série. Suite au comité de concertation du 24 mars, une mesure claire était annoncée concernant les écoles. "Les cours de tous les niveaux d’enseignement (enseignement primaire et secondaire, enseignement artistique à temps partiel, enseignement supérieur et promotion sociale) sont suspendus du 29 mars au 2 avril inclus", ont décidé les politiques fédérales et régionales, tout en ajoutant: "Les écoles maternelles restent ouvertes." Chez le Collège des directeurs de l'enseignement fondamental, qui se défend de se poser en "expert en matière sanitaire et ne peut donc se prononcer sur le bien-fondé de la fermeture des écoles", l'argument de terrain est avancé. Le Collège "peut déclarer sans se tromper l'infaisabilité de la fermeture du niveau primaire tout en laissant les écoles maternelles ouvertes". Le communiqué se poursuit : " cette responsabilité va, une fois de plus, se poser sur les épaules des directions qui sont excédées par ces revirements continuels.
Christophe Cocu, Directeur général de la Ligue des familles, se fait le relais des parents concernés : "Certains parents se réjouissaient de voir que les plus jeunes allaient pouvoir poursuivre l’école plus ou moins normalement. D’autres s’étonnaient du manque de cohérence de cette mesure." Entre temps, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet a annoncé une réunion avec les acteurs de l'enseignement pour envisager la fermeture des écoles maternelles pour ce qui concerne la Communauté française. La Ligue des familles réagit à cette perspective de revirement. "Mais que l’on soutienne ou pas la mesure annoncée hier, il est difficilement compréhensible de la voir remise sur le métier moins de 24 heures plus tard. Ces changements de règles sont difficiles à vivre pour les parents, qui se débrouillent comme ils peuvent pour s’organiser et pouvoir continuer à travailler dans cette situation difficile", regrette Christophe Cocu, Directeur général de la Ligue des familles.
La décision prise en communauté francophone devrait être communiquée dans l'après-midi. Si une fermeture des maternelles était annoncée, la Ligue des familles demande qu’une garderie soit mise en place pour tous les parents qui indiquent en éprouver le besoin – sans davantage de conditions. "Les parents peuvent bénéficier du chômage temporaire si les écoles ferment, c’est un dispositif important et nécessaire mais il génère une perte de revenus que certaines familles ne peuvent pas se permettre. Il est dès lors indispensable de penser aussi à un système de garderies pour ceux qui n’ont pas d’autre possibilité", conclut Christophe Cocu.
AFdB (d'après cp)

