Audio – 5 ans déjà, Bruxelles se souvient


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Audio – 5 ans déjà, Bruxelles se souvient
Rassemblement de personnes en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016. On peut lire le message "Bruxelles est (re)belle".
Par Manu Van Lier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Rassemblement de personnes en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016. On peut lire le message "Bruxelles est (re)belle". CCBY Miguel Discart on Flickr

"Plus jamais je ne prendrai le métro", tels sont les mots de Christian, victime de l’explosion du métro Maelbeek, ce dramatique 22 mars 2016. Cinq ans ont passé mais le traumatisme est toujours bien présent.

Il y a cinq ans la Belgique était meurtrie suite à deux attentats, à Zaventem et dans le métro à Maelbeek, causant 32 morts et 340 blessés. Ce lundi 22 mars 2021, les souverains et le Premier ministre ont rencontré les survivants de ces attentats et des familles de victimes. Ils se sont rendus à l'aéroport puis ont assisté à une cérémonie devant le monument dédié aux victimes d’actes terroristes à Bruxelles. Alexander De Croo a évoqué le vide et l'absence ressentie par les familles lors d'une commémoration émouvante en présence des associations de victimes.

C’était une journée ordinaire

"On n’a rien vu venir avec mon mari. On était là, on patientait dans la file en bavardant et puis, un souffle, du bruit, le noir absolu", se souvient Janet, Bruxelloise d’origine américaine. Depuis, les victimes et témoins du drame des attentats bruxellois (cinq mois à peine après ceux de Paris) tâchent de se relever. "Il n’y a pas un jour où je n’y pense pas", ajoute Janet. "C’est là, on vit avec, on a eu de la chance; je me suis vue mourir." "C’était une journée ordinaire, j’étais dans le métro; je partais travailler", explique encore Philippe. "J’avais entendu parler de l’explosion à Zaventem, je cherchais de l’info sur les réseaux quand subitement, un grand boum, des flammes, des flashs…". Puis là encore, ce fut le noir, la poussière. Tous racontent la même histoire ou presque. Car évidemment, ces événements ont frappé de plein fouet des centaines de vies singulières, autant de familles endeuillées, stigmatisées pour toujours. Au total, les attentats feront 32 victimes et plus de 360 blessés. Certains d’entre eux passeront plusieurs années hospitalisés avant de parvenir à "s’en remettre" tant bien que mal.

Cinq ans ont passé

Les mesures de sécurité ont été améliorées, renforcées tant dans les transports en commun que dans les aéroports ou les gares. Souvenez-vous, Bruxelles National avait rouvert ses portes… quarante jours à peine après le jour fatidique. Les forces de l’ordre tant au niveau local que fédéral, elles aussi, ont revu leur copie en augmentant depuis les contrôles et leur vigilance. Au sein des communes bruxelloises, une réunion mensuelle est désormais organisée entre autorités communales et police afin de maintenir la pression et la surveillance des "dormeurs", ces personnes au profil à tendance islamiste radical. La Cellule d’aide aux victimes a également vu le jour au lendemain du 22 mars. Baptisée "Life4Brussels", cette association internationale est composée de victimes des attentats de Bruxelles et de Zaventem, mais aussi de bénévoles désireux de mettre leur humanité au service des victimes. Elle fut créée à l’initiative d’une femme témoin de l’explosion du métro à la Station Maelbeek.

Cinq ans plus tard, Bruxelles se souvient et les victimes, officiellement reconnues comme telles depuis, se battent encore pour obtenir des indemnisations. Elles n’oublieront jamais leur vie déchirée jusque dans leur chair. Des parcours qui ont explosé en vol au nom de l’intolérance et de la haine.

Régine KERZMANN

A écouter: le podcast réalisé par nos confrères de RCF Liège sur les cinq ans des attentats de Bruxelles

 

 

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