
Le Burkina Faso est un pays sahélien ce qui signifie qu’il ne pleut que pendant quatre mois et demi de l’année. Le village de Mogtedo se situe sur le plateau central, à 80 kilomètres d’Ouagadougou, capitale du Burkina Faso. L’accès à l’eau est une problématique journalière pour les Burkinabés. Les habitants des villages doivent parcourir des kilomètres pour se procurer cette denrée rare. En 2001, le gouvernement burkinabé a promulgué une loi sur l’eau ainsi qu’un plan d’action pour la gestion des ressources en 2003. Ce plan définit le rôle des communautés locales et responsabilise les populations dans leur accès à l’eau. Les villages autrefois en conflit doivent promouvoir une gestion et un partage équitable de l’or bleu. Cependant, toute la bonne volonté des habitants ne peut combler le manque cruel de cette ressource nécessaire à la vie, à l’irrigation des champs ainsi qu’à l’hygiène de chacun. Le père Céraphin Ouedraogo, de passage en Belgique, nous a donc soumis ce projet consistant dans le forage d’un puits dans le village de Mogtedo. Une étude géophysique a déjà établi que ladite structure n’aura aucune incidence négative sur l’environnement. Les devis transmis par la société de travaux évaluent le coût de ce projet à huit mille Euros. Cet accès direct à l’eau atténuera les tensions existant entre les métayers du village et apaisera les conflits entre communautés voisines. Ce puits muni de sa pompe facilitera l’irrigation des cultures ce qui permettra d’accroître le rendement des terres agricoles. Les conditions sanitaires ainsi que la qualité de vie ne pourront que s’améliorer pour les deux mille âmes du village de Mogtedo. (Appel 3)
