La mémoire de Sainte Joséphine Bakhita est honorée ce 8 février. Sa vie illustre ce combat contre la traite des êtres humains pour lequel une journée de prière est organisée aujourd'hui.

"Sa vie pourrait servir de trame de fond à un roman", insiste dès l'introduction une biographie audio consacrée à Bakhita, édité par Béatitudes productions.
Derrière ce nom de Bakhita (la chanceuse), on retrouve le parcours hors-norme d'une fillette originaire du centre de l'Afrique, vendue comme esclave. Suite au traumatisme de son enlèvement, elle en oubliera son nom de naissance.
Après de nombreux passages de maison en maison, elle arrive en Italie où sa couleur de peau et sa difficulté de parler sont remarqués. Là, elle découvre Dieu. "En voyant le soleil et la lune, je me demandais qui peut être le maitre de ces belles choses", raconte la narratrice qui reprend les mots de Bakhita dans le CD pré-cité.
Elle se prépare au baptême, puis entre au noviciat Sœurs Canossiennes de l’Institut des catéchumènes de Venise. Elle commence par s'occuper des orphelines pensionnaires. Puis, pendant 50 ans comme religieuse, elle accepte de réaliser d'humbles tâches : cuisinière, portière, etc.
Dans le même temps, elle est invitée en plusieurs endroits à témoigner de son parcours de conversion et de pardon. Au jour de son grand départ, le 8 février 1947, elle se réjouira de rejoindre "la Madone, la Madone" (c'est-à-dire Marie, la maman du Ciel).
Sœur Joséphine (de son nom de religieuse) confiait de son vivant : "La Sainte Vierge m'a toujours protégée, même quand je ne la connaissais pas. Quand j'étais esclave, même au fond du découragement et de la tristesse, je n'ai jamais désespéré parce que je sentais en moi une force mystérieuse qui me soutenait." Bakhita a été élevée au rang de Sainte par le pape Jean-Paul II en 2000.
AF de Beaudrap

