Via les réseaux sociaux ou les radios, les paroisses organisent la retransmission de certaines célébrations. Ces cultes destinés à la diffusion doivent aussi répondre à des consignes restrictives.

La Toussaint via la chaine Youtube de Notre-Dame Laeken
Depuis dix jours à Bruxelles, et depuis lundi dernier en Wallonie, les messes publiques ne sont plus autorisées. Ces mesures restrictives découlent de la volonté d'éviter toute contamination possible entre les participants (célébrants et fidèles de l'assemblée). Si la participation physique aux messes en paroisses n'est plus possible jusqu'au 13 décembre (selon le protocole établi le 29 octobre dernier), de nombreuses célébrations sont diffusées soit via les ondes radio, soit en streaming ou encore par la télévision.
L'exercice de la retransmission s'inscrit lui-même dans un cadre bien déterminé, rappelé par le ministère de la Justice (dont dépendent les cultes). Ces célébrations représentent une exception à l'exercice collectif du culte, et certaines conditions y sont applicables :
- ces cultes destinés à la diffusion "par tous les canaux disponibles" ont lieu uniquement en présence de 10 personnes maximum, en ce compris les personnes en charge dudit enregistrement,
- avec le maintien d'une distance d'1,5 mètre entre chaque personne,
- et "pour autant que le lieu de culte ou de l'assistance morale non confessionnelle reste fermé au public pendant l'enregistrement."
Ces mêmes consignes s'appliquent autant aux messes radio et télédiffusées sur les chaînes de service public, qu'à toute retransmission streaming par les réseaux sociaux. C'est ainsi que l'équipe des commentateurs de la dernière messe eurovision, le 1er novembre, se tenait dans une pièce séparée de l'église, chacun à une distance d'un mètre de l'autre.
AFdB

