Jean-Jacques Durré a marqué de son empreinte la rédaction de CathoBel qu'il a dirigée pendant dix ans. Une décennie au cours de laquelle il a soudé une équipe qui pleure aujourd'hui sa disparition.
Quand Jean-Jacques Durré a pris les rênes de la rédaction de CathoBel, on peut penser sans trop se tromper que ce nouveau défi professionnel était une renaissance pour lui. Sa nomination lui avait été confirmée aux alentours de Noël 2010, et c'est à cette époque qu'il était venu se présenter à la rédaction. Il y a des signes comme ça…
En rejoignant CathoBel, il apportait sa solide expérience des médias et de la communication. Diplômé de l'institut des Arts et Diffusion (IAD), il a d'abord exercé ses talents lors de son service militaire, au service d'information de la Défense nationale. Puis, de 1980 à 1992, en tant que journaliste économique, boursier et financier. Pour le quotidien L'Echo dans un premier temps, puis pour divers autres médias par la suite, notamment la RTBF, La Lanterne, Pourquoi pas ? A partir de 1992, il oriente sa carrière vers la communication d'entreprise et financière.
Finalement, en intégrant en 2011 ce qui était alors les Médias Catholiques, cet homme de foi – depuis toujours investi dans sa paroisse à Rhode-Saint-Genèse – a complètement aligné sa passion professionnelle sur ses valeurs morales. Il sera de plus nommé administrateur de RCF-Bruxelles ainsi que du Service d’Entraide.
Un défi de taille relevé avec succès
En prenant la direction de la rédaction de CathoBel, le challenge était de taille : les rédactions de Dimanche, de CathoBel et des émissions audiovisuelles diffusées sur le service public venaient d'être regroupées en un même lieu, à Wavre, pour n'en faire plus qu'une, multimédia. Quelque chose d'inédit dans le monde de la presse ! Pendant dix ans, il a montré l'exemple; aussi à l'aise à l'écrit que devant un micro ou devant les caméras, sa polyvalence, une de ses grandes qualités professionnelles, nous a impressionnés.
Mais au-delà, ce sont les qualités humaines de Jean-Jacques que nous voulons saluer ici. En particulier sa bienveillance qui nous a tous aidés à progresser, à nous élever, à nous faire grandir. Toujours disponible, quand il était dans son bureau, pour nous écouter, y compris quand il s'agissait d'états d'âme… Il savait aussi accueillir la critique, qualité rare quand on dirige.
Un chef au plus près de ses troupes, qui suppléait en toute simplicité en cas de sous-effectif à la rédaction.
Sa confiance en nous fut le liant qui a permis à la rédaction de traverser les coups durs. Sa joie résonnait d'ailleurs avec beaucoup de sincérité quand il évoquait la cohésion et l'esprit de solidarité de son équipe. Il était par ailleurs un infatigable promoteur des liaisons et des collaborations avec tous nos confrères des médias diocésains francophones, néerlandophones et étrangers, des radios RCF, de la chaîne KTO, des médias généralistes et de très nombreux journalistes externes.
C'est une rédaction orpheline qui s'est réunie ce lundi matin pour finaliser le bouclage de Dimanche. Une rédaction qui a traîné sa peine tout le week-end et qui ne parvient toujours pas à réaliser qu'ils ne verront plus le visage et n'entendront plus la voix de leur rédacteur en chef. Jean-Jacques faisait partie de ceux que l'on appelle les "bons vivants". Jovial, nous l'avons toujours connu avec le sourire même lorsqu'il traversait une période difficile. Nous nous souviendrons aussi de sa gentillesse, mot souvent galvaudé mais auquel il a donné ses lettres de noblesse. Nous pourrions encore ajouter sa générosité, son empathie, sa gratitude…
Mais c'est avec son espérance que nous conclurons ici. Elle était sa boussole. Il nous la lègue en héritage.
La rédaction de Dimanche/CathoBel


