Nice : attaque qualifiée de terroriste dans la basilique


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Nice : attaque qualifiée de terroriste dans la basilique
En plein coeur de Nice, les fidèles présents dans la basilique ont été agressés au couteau
Par Nancy Goethals
Publié le - Modifié le
5 min

En plein coeur de Nice, les fidèles présents dans la basilique ont été agressés au couteau

Une attaque au couteau a fait trois morts et plusieurs blessés graves, dans la basilique Notre-Dame à Nice, en France. Un homme et une femme sont décédés dans l’église et une troisième personne, qui s'était réfugiée sérieusement blessée dans un bar proche, a succombé à ses blessures.

Les faits se sont déroulés vers 9h00. Selon l'agence AFP, de nombreux policiers et pompiers sont arrivés sur place. L'agresseur a pu être interpellé. Il a été blessé lors de l'intervention de la police et transporté à l'hôpital, selon une source policière. Le Raid et la BRI (brigade de recherche et d’intervention) ont cependant continué à explorer l’édifice religieux, tandis que le quartier a été évacué et bouclé et la circulation du tramway interrompue, dans cette zone très fréquentée.

Pour le maire de Nice Christian Estrosi "tout laisse supposer à un attentat terroriste. L’émotion est très forte", a-t-il témoigné au micro de BFMTV, dénonçant "un acte abominable".

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a organisé une réunion de crise et une enquête terroriste a été ouverte pour "assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle".

Le président Emmanuel Macron s'est rendu à Nice. Il a assuré le soutien de la Nation toute entière aux catholiques, de France et d’ailleurs. "Chacun a le droit de croire ou ne pas croire, mais toutes les religions doivent pouvoir s’exercer librement". Il a d'ailleurs confirmé que le plan vigipirate passait en urgence attentat. Tous les lieux de culte seront protégés, ainsi que les écoles. Un conseil de défense se tiendra vendredi. Il a conclu son allocution en appelant à l’unité et "à ne rien céder à l’esprit de division".

Réactions internationales et nationales

Les réactions à l'attaque dans la basilique de Nice n'ont pas tardé. L’un des premiers à s'être exprimés est Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM). "Je ne peux que condamner avec force la lâcheté de ce geste contre des personnes innocentes", a-t-il déclaré dans un communiqué à l’AFP. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a aussi appelé "les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid". Dans cette tradition, qui s'étend du 28 au 29 octobre, les musulmans commémorent la naissance du prophète Mahomet. Une demande formulée par l'institution islamique "en signe de deuil et de solidarité avec les victimes et leurs proches".

De son côté, dans un tweet, le pape François a écrit: "Je suis proche de la communauté catholique de Nice, en deuil après l’attaque qui a semé la mort dans un lieu de prière et de consolation. Je prie pour les victimes, pour leurs familles et pour le bien-aimé peuple français, afin qu’il puisse réagir au mal par le bien".

Le président du Parlement européen, David Sassoli, appelle à s'"unir contre la violence et ceux qui cherchent à inciter et à répandre la haine". Il se dit "profondément choqué et attristé par la nouvelle de l’horrible attentat de Nice. Cette douleur est ressentie par nous tous en Europe". Quant à Charles Michel, le président du Conseil européen, il a exprimé toute sa solidarité avec la France et les Français: "Mes pensées vont aux victimes de l’attaque abominable de Nice et à leurs proches. Toute l’Europe est avec vous. "

Les églises sonneront le glas

Réaction aussi des évêques de France: "Les meurtres perpétrés ce matin à Nice dans la Basilique Notre-Dame plonge la Conférence des évêques de France dans une immense tristesse", a déclaré la Conférences des évêques de France (CEF) dans un communiqué. "Nos pensées et nos prières vont aux personnes victimes, aux personnes blessées, à leur famille et à leurs proches. C’est parce qu’elles se trouvaient dans la Basilique que ces personnes ont été attaquées, assassinées. Elles représentaient un symbole à abattre", notent les évêques de l'Hexagone. "Nous sommes émus, très touchés et dans une sorte de sidération devant ce genre d’acte innommable", a déclaré à l’AFP le père Hugues de Woillemont, le porte-parole de la CEF. "Il y a une urgence à combattre cette gangrène qu’est le terrorisme, de la même façon qu’il y a urgence à mettre en place de manière concrète une fraternité dans notre pays", a-t-il ajouté.

Ces assassinats rappellent le martyre du Père Jacques Hamel, assassiné dans son église par un terroriste islamiste en août 2016. "A travers ces actes horribles, c’est tout notre pays qui est touché", poursuivent les évêques français qui assurent que "malgré la douleur qui les étreint, les catholiques refusent de céder à la peur et, avec toute la nation, veulent faire face à cette menace traître et aveugle". Ils appellent les églises de France à sonner le glas le 29 octobre à 15h et invitent les catholiques à prier pour les victimes.

A noter, qu'en fin de matinée, une deuxième attaque au couteau - contre des policiers cette fois - se serait produite à Avignon, selon Europe 1. Le suspect est décédé. Une enquête a aussi été ouverte.

En juillet 2016, la ville de Nice avait déjà été meurtrie par une attaque terroriste islamiste au camion-bélier qui avait tué 84 personnes. Il y a moins de quinze jours, le professeur Samuel Paty était tué et décapité, près de Paris.

N.G. (avec agences)

Catégorie : International

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