Congrégation d’origine hennuyère présente en Belgique et surtout en Afrique (RDC et Bénin), les soeurs sont aussi en France: à Amiens depuis 2011 et, tout prochainement, au sanctuaire Notre-Dame d’ Avioth, à l’appel de l’évêque de Verdun
"La demande est toute récente et nous avons bien évidemment répondu favorablement à la sollicitation de l’évêque de Verdun", s’enthousiasme sœur Marie-Renilde D’Haemer, responsable de la région belge pour la communauté des Salésiennes de la Visitation.
L’expansion française des Salésiennes de la Visitation, congrégation née en 1955 de la fusion de deux autres communautés du diocèse de Tournai (les sœurs de saint François de Sales de Leuze (1697) et les sœurs de la Visitation sainte Marie Celles (1836)), a démarré en 2011 à Amiens dans la Somme.
Accueil et pastorale
"C’est à la demande ici aussi de l’évêque du lieu que nous assurons une présence mais aussi l’animation de la maison diocésaine d’Amiens avec cinq sœurs et une vingtaine de bénévoles", poursuit sœur Marie-Renilde. Un centre spirituel et de ressourcement ouvert à tous.
A Verdun et plus précisément au sanctuaire de la Basilique d’Avioth, la nouvelle fondation salésienne se met en place actuellement dans le but d’assurer l’accueil des pèlerins et de s’impliquer dans la pastorale locale "avec une attention particulière aux personnes en situation de précarité".
Vocation africaine
Basée à Ath sous la responsabilité générale de sœur Chantal Gérard, la congrégation des Salésiennes de la Visitation fédère aujourd’hui quelque 130 sœurs professes, sans oublier 8 novices et 3 postulantes en Afrique. Près de 90 de ces religieuses, quasi toutes de nationalité congolaise, œuvrent sur ce continent et plus précisément en République Démocratique du Congo (RDC) dans la vaste province historique de Bandundu, à l’Est de Kinshasa, ainsi qu’au Bénin (depuis 1999) dans le diocèse de Kandi.
Si les Salésiennes de la Visitation comptent encore cinq communautés en Belgique (à Liège, Gilly, Charleroi, Tongre Notre-Dame et Ath), sans oublier les deux récentes fondations françaises, l’essentiel des forces est actif dans la "Province" Afrique, sous la responsabilité de sœur Angélique.
Dix-sept implantations congolaises
Outre 3 communautés implantées à Kinshasa, les Salésiennes de la Visitation sont actives à travers pas moins de 14 implantations, essentiellement en brousse, sur l’ex-territoire, aujourd’hui redistribué administrativement en 4 provinces, de Bandundu.
"Nos sœurs congolaises sont présentes essentiellement dans trois grands domaines: l’enseignement maternel, primaire et secondaire; les soins de santé avec plusieurs petits hôpitaux ou maternités dits 'de brousse', sans oublier le développement rural", précise sœur Marie-Renilde.
Plusieurs de ces programmes, liés à la construction d’écoles ou le forage de puits, sont soutenus par Visitation sans frontières, une asbl créée par les sœurs salésiennes de la Visitation.
Avec l’appui de laïcs, cette organisation apporte l’aide technique et financière mais aussi toute l’assistance pour le suivi des projets menés tant au Congo qu’au Bénin.
Engagement professionnel
Mais au fait, comment définir le charisme de cette congrégation religieuse d’origine hennuyère? "Nous considérons saint François de Sales (1567-1622), proclamé docteur de l’Eglise par Pie IX, comme notre Père spirituel et le mystère de la Visitation comme son inspiration première", résume sœur Marie-Renilde.
Les religieuses de cette congrégation vivent l’Evangile sous l’éclairage de la Visitation, "c'est-à-dire le témoignage d’un amour qui se met au service de la personne, dans un esprit d’humilité et de douceur de cœur envers le prochain".
Le "mystère de la Visitation" pour ces religieuses se déploie à travers un travail professionnel, dans l’éducation, l’enseignement, la pastorale, la santé, au sein de comités de quartier, des maisons de repos, des groupes de partage d’Evangile, des paroisses...
La plupart des sœurs ont donc, tant en Belgique qu’en Afrique, un engagement professionnel voire dans le bénévolat, par exemple auprès des sans abri ou dans les prisons.
Avec le double souci constant "qui marque notre charisme" d’être proche des pauvres et de faire grandir la foi.
Hugo LEBLUD
Photo: Soeurs Angélique, Chantal et Marie-Renilde, les dirigeantes de la Congrégation.

Congrégation d’origine hennuyère présente en Belgique et surtout en Afrique (RDC et Bénin), les soeurs sont aussi en France: à Amiens depuis 2011 et, tout prochainement, au sanctuaire Notre-Dame d’ Avioth, à l’appel de l’évêque de Verdun