Le centre d’analyse sociale soutenu par les jésuites lance une nouvelle campagne. A travers la diffusion de capsules vidéo, il donne la parole à des citoyens qui racontent leur quotidien. L’occasion de soulever des injustices. Mais aussi de pointer des sources d’espérance.
Ils sont caissière, pompier, cadre, psychologue, prof d’unif… Et ils prennent la parole. Pour raconter leur confinement, partager leurs réalités professionnelles, expliquer les défis qui sont les leurs, les injustices auxquels ils sont confrontés. Témoigner de leurs peurs et de leur espérance. Voilà, en quelques mots, ce qu’est la campagne #avecVous.
A la manœuvre, le Centre Avec. Ces dernières semaines, le centre d’analyse sociale soutenu par les jésuites n’a eu de cesse de supprimer débats, conférences et autres événements. "Parallèlement, nous nous sommes demandé comment nous pouvions rester proche de nos publics sans compromettre la distanciation sociale", explique Virginie Anne Delaleu, chargée de com’ du Centre Avec et coordinatrice de la campagne. "A travers ce projet, nous voulons donner la parole à tout un chacun, et pas seulement aux personnes actives dans les soins de santé. Car cette crise est bel et bien difficile pour tout le monde."
Tous les trois jours, le Centre Avec publie une nouvelle vidéo. Celle-ci est relayée sur son site web, sa page Facebook et sa chaîne Youtube. Elle est accompagnée d’un court texte qui contextualise, met en perspective et présente quelques enjeux. "Ce qui est frappant, c’est la diversité des témoignages", reprend Virginie Anne Delaleu. "Ce qui ressort aussi, c’est que même en période de crise, l’individu tente de garder espoir, comme un instinct de survie. Et en même temps, il ne perd rien de son sens critique: en effet, beaucoup de témoins remettent en question le fonctionnement politique et économique actuel de notre société. Personnellement, cela me donne confiance en l’avenir…"
Cette campagne répond pleinement aux objectifs que se donne le Centre Avec. "Notre mission est de susciter ou d’encourager la solidarité dans la société", détaille Frédéric Rottier, directeur de l’asbl. "Nous ne sommes pas tous en mesure d’être dans l’activisme, nous sommes limités dans nos mouvements. Mais la solidarité c’est aussi accepter qu’ensemble, en société, nous prenions soin l’un de l’autre. Et en l’occurrence, beaucoup de choses sont à améliorer si nous voulons mieux prendre soin des plus fragiles."
Découvrez les témoignages de Anne, assistante manager en grande surface, de Marc, informaticien et de Marie, psychologue. D'autres suivront.
Vincent DELCORPS

