Cinq ans après le massacre des coptes en Libye


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Cinq ans après le massacre des coptes en Libye
L'église copte-orthodoxe "al-Shohodaa" ("des martyrs") à al-Our dans les environs de Minya, 250 kilomètres au sud du Caire. DR.
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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L'église copte-orthodoxe "al-Shohodaa" ("des martyrs") à al-Our dans les environs de Minya, 250 kilomètres au sud du Caire. Source youtube.

"Ils murmuraient le nom de Jésus pendant qu’ils étaient égorgés". C’est ce qu’a observé un archevêque copte-orthodoxe en visionnant la vidéo-propagande du massacre que les djihadistes ont diffusé il y a exactement cinq ans.

Mi-janvier 2015, vingt-et-un travailleurs chrétiens étaient enlevés dans les environs de Syrte en Libye, par le groupe de terroristes que prétendait être « l’État islamique ». Un mois plus tard, la chaîne de propagande des djihadistes a diffusé une vidéo d’horreur: vingt Égyptiens et un Ghanéen étaient agenouillés dans une salopette orange sur une plage libyenne, pendant qu’autant de bourreaux les égorgeaient.

Synaxaire

Parce que la vidéo avait été diffusée le 15 février, l’Église copte-orthodoxe a décidé de consacrer cette date à la mémoire de leur martyr. Le patriarche d’Alexandrie, Baba Tawadros II, a en effet décidé, la semaine après le massacre, d’inscrire les noms de ces martyrs au synaxaire, la liste des saints vénérés par ses fidèles. Les vingt Égyptiens égorgés sur la plage libyenne en effet étaient des coptes-orthodoxes, tous originaires de la région de Minya.

Cette région est peuplée de chrétiens depuis les premiers temps du christianisme, et les relations avec les musulmans y ont toujours été plutôt harmonieuses. C’est pourquoi la commémoration du cinquième anniversaire du massacre des martyrs coptes de Libye se déroule essentiellement dans l’éparchie de Samalut. Là, une grande église « al-Shohodaa » (« des martyrs ») a déjà été inaugurée l’année dernière, avec la contribution explicite du pouvoir au Caire.

Reliques

Cette commémoration se conclura ce weekend des 15-16 février non seulement avec une liturgie adaptée, mais aussi par l’ouverture d’une exposition consacrée à ces martyrs dans le musée local, avec des explications en arabe, en anglais et en français. En effet, les dépouilles mortelles de ces victimes du terrorisme islamiste ont été retrouvées en septembre 2017 dans un fossé funéraire commun dans la région de Syrte. On a même retrouvé, dans les poches de deux des victimes, l’énumération des tâches de chantier qu’ils avaient déjà accomplies.

Benoit Lannoo

 

Catégorie : International

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