A l'occasion des 18 ans de la princesse Elisabeth, une cérémonie officielle s'est déroulée le jour anniversaire dans le palais royal de Bruxelles, en présence des autorités du pays. CathoBel y était.
Le prestige et la solennité du moment se trouvaient déclinés dans la salle du Trône. La disposition en cercle des sièges dégageait, toutefois, une atmosphère plus conviviale. Parmi les invités, des membres de la famille, son parrain Amadeo, ses grands-parents paternels et grand-mère maternelle, ses tante et oncle paternel, ses frères et sœur, qui s'étaient absentés de leur école respective. Les représentants officiels et politiques du Royaume sont venus dans leurs plus beaux atours. Les représentants religieux ne sont pas absents, avec le cardinal Jozef De Kesel assis au premier rang. Celui-ci se réjouit de l'accueil réservé à la future souveraine, dont la maîtrise du néerlandais est saluée en Flandre. Et puis, se trouvent aussi dans l'assemblée des personnes qui ont compté pour la jubilaire, dont son professeur de danse. En effet, Elisabeth a suivi des cours de flamenco durant plusieurs années.
Le discours du roi dénote un ton personnel et l'émotion perceptible d'un père. Souriante, Elisabeth ne manque pas de l'applaudir. Vient alors son propre discours. Symbolique, sa dernière phrase rappelle sa disponibilité pour le pays. La douceur de la voix n'enlève rien à l'application déterminée qui transparaît. A la conclusion de son allocution, s'ensuivent des embrassades familiales, somme toute rassurantes par leur côté moins protocolaire. A l'issue des prises de parole officielles et de la remise du grand cordon de l'ordre de Léopold, le premier ordre national belge en importance et en ancienneté, la princesse a quitté le siège aux côtés de sa famille pour rejoindre le groupe de jeunes, assis en vis-à-vis.
Le lien avec les arts a toujours été important pour la famille royale belge. Est-il besoin de rappeler l'implication de la reine Elisabeth, l'intérêt des reines Fabiola ou Paola et maintenant celui de Mathilde ? Les artistes sélectionnés ce 25 octobre sont forcément jeunes. Danseurs, chanteuse, mais aussi sportive avec le témoignage d'une jeune athlète. Musique classique, avec deux lauréats du concours Reine Elisabeth, danse et chant interviennent en alternance et confèrent à l'ensemble un sentiment d'unité.
La mise en valeur d'une génération
Quatre-vingts jeunes originaires des dix provinces ont été invités à prendre part à la cérémonie. Cinq d'entre eux prendront d'ailleurs la parole pour une brève allocution personnelle. L'une d'entre elles, originaire de Fauvillers, dans la province du Luxembourg, encourage la future souveraine à "défendre les valeurs du pays", une unité à préserver pour une Belgique "terre d'accueil" et en paix depuis bientôt 75 ans. A deux reprises, l'exhortation est faite, par le roi et une jeune oratrice, de ne "pas avoir peur". Le conseil semble déjà adopté par la duchesse de Brabant. Assis et sages comme des images, les jeunes sont les participants sérieux d'un événement qu'ils savent unique. Minutieusement préparée et organisée, la cérémonie s'est déroulée endéans le temps imparti, soit moins d'une heure, tandis qu'un "happy birthday" final est mené par la chanteuse Blanche. Et l'anniversaire de se conclure par une photo du groupe de jeunes emmenés par la princesse qui descend les marches d'un pas décidé. C'est sûr, Elisabeth a déjà trouvé son style, entre énergie et douceur.
Angélique TASIAUX

