Ce weekend des 25, 26 et 27 janvier, c'est la campagne Action Damien. L'ONG belge affiche une grande ambition: mettre un point final à la lèpre. Et pour gagner cette guerre, il faut aussi remporter la bataille contre la stigmatisation des victimes de la lèpre.
Chaque année, plus de 200 000 personnes contractent la lèpre. On sait que plus cette maladie est détectée rapidement, plus elle sera facile à guérir. Or, six millions de personnes ayant été affectées par la maladie sont encore confrontées à des formes de discrimination ou à des handicaps permanents, voire aux deux. Pour mettre un point final à la lèpre, il faut donc déjà mettre un terme à la stigmatisation et aux lois discriminantes envers les malades.
La stigmatisation, un facteur déterminant pour la santé et la maladie
Les malades de la lèpre sont souvent confrontés au rejet, à la honte et à l’exclusion sociale. Dans le monde, on compte encore 157 lois qui discriminent les patients souffrant de la lèpre. Ceux-ci ne sont pas autorisés à se marier, à travailler ou à conduire une voiture dans 38 pays. La stigmatisation, les préjugés et la discrimination les empêchent de chercher et de recevoir une aide médicale. Ils risquent dès lors de souffrir de handicaps permanents. Mais cette attitude négative envers les patients freine aussi les efforts mondiaux de lutte contre la transmission de la maladie.
Le manque de connaissances fait des ravages
La lèpre n’est pas une punition divine ou une malédiction, et encore moins le résultat d’un comportement. Beaucoup en sont pourtant convaincus. C’est en Afrique et en Asie que les malades de la lèpre sont les plus stigmatisés. La connaissance et la reconnaissance de la maladie font encore trop souvent défaut dans le combat contre la lèpre. Tant la population qu’une grande partie du personnel médical ne disposent pas de suffisamment de connaissances sur la lèpre et son traitement, ce qui permet aux mythes et à la maladie elle-même de perdurer.
La clé : informer, sensibiliser et former
Déconstruire les mythes est la première étape vers la reconnaissance. Pour ce faire, il faut informer et sensibiliser la population des pays touchés par la lèpre. En outre, il est crucial de pouvoir reconnaître la maladie, pour que les malades puissent chercher et recevoir une aide adéquate.
"Chaque patient qui passe inaperçu, que nous ne reconnaissons pas ou qui se cache à cause de la honte permet à la maladie de subsister. Si nous voulons éliminer la lèpre, nous ne devons pas seulement lutter contre la maladie, mais aussi contre la stigmatisation. C’est pourquoi nous misons activement sur la connaissance et la reconnaissance de la maladie par la population et les collaborateurs locaux, ainsi que par le personnel médical. Et nous organisons des formations pour reconnaître les symptômes et traiter la maladie", insiste Patrick Suykerbuyk, Project Director chez Action Damien.
Ce weekend, chaque paquet de marqueurs acheté aidera Action Damien à lutter contre la stigmatisation de la maladie. Vous pouvez aussi soutenir l'ONG par un don au numéro de compte BE05 0000 0000 7575.

Ce weekend des 25, 26 et 27 janvier, c'est la campagne Action Damien. L'ONG belge affiche une grande ambition: mettre un point final à la lèpre. Et pour gagner cette guerre, il faut aussi remporter la bataille contre la stigmatisation des victimes de la lèpre.