Le pape François a reçu le 19 novembre 200 pèlerins albanais au Palais apostolique. A cette occasion, il a expliqué que les Albanais devaient s’engager pour un développement équilibré afin d’éviter l'émigration des forces et compétences indispensables au pays.
Les Albanais reçus en audience par le pontife étaient en pèlerinage à Rome à l’occasion du 550e anniversaire de la mort d’un héros national, Georges Castriota Skanderbeg (1405-1468). Il fut surnommé ‘l’athlète du Christ’ en raison de sa lutte contre les Ottomans. “Il s'agit d’un fils héroïque d’un peuple fort et généreux, riche d’une ancienne et glorieuse histoire”, a salué le pape.
La commémoration de cette figure, a souhaité le pape, ne doit pas se contenter d'un rappel des “prouesses passées” mais doit aussi être l’occasion d’un engagement renouvelé de tous en faveur d’un “développement équilibré et authentique”. Cela est selon lui nécessaire pour éviter de contraindre les jeunes générations à une émigration qui “affaiblit” le pays, et le prive des “forces et compétences indispensables”.
Coexistence des religions
Le Saint-Père a enfin souligné l’exemplarité de l’Albanie sur le plan de la coexistence entre les religions. Un climat pacifique «entre des citoyens appartenant à des religions différentes est une route praticable concrètement, qui produit de l’harmonie et libère les meilleures forces et la créativité d’un peuple tout entier», a-t-il déclaré.
Le Pape François s’était rendu à Tirana le 21 septembre 2014, pour son premier voyage dans un État européen. Distant de seulement quelques dizaines de kilomètres de l’Italie, ce pays reste encore très loin des standards européens en matière de développement. Selon un classement de 2015, le pays se classe 75e en terme d’Indice de développement humain (IDH), derrière des pays comme le Sri Lanka ou le Costa Rica. En février dernier, l’ONG Transparency le classait 91e pays le moins corrompu, au niveau du Guyana ou de Timor-Leste.
Cath.ch et Vatican News
Le pape François a reçu le 19 novembre 200 pèlerins albanais au Palais apostolique. A cette occasion, il a expliqué que les Albanais devaient s’engager pour un développement équilibré afin d’éviter l'émigration des forces et compétences indispensables au pays.