Après avoir participé au pré-synode en mars 2018, Annelien Boone est de retour à Rome pour assister cette fois aux travaux du synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel. Elle tient un blog où elle partage ses impressions. Extraits.
Mardi 16 octobre, Annelien a pu discuter avec des jeunes présents depuis le début du synode et recueillir leur expérience jusqu'à aujourd'hui. Certains avaient également participé au présynode, ce qui, pour Annelien, rend leur témoignage encore plus intéressant.
Retrouvailles
Annelien a notamment retrouvé Emilie, une Canadienne, rencontrée lors du présynode alors qu'elle figurait parmi les membres du comité rédacteur du rapport final, très enthousiaste par rapport au déroulement du synode. A la question d'Annelien de savoir si les jeunes pouvaient participer aux débats, sa réponse fut sans appel : à 100%!
Yithzak, originaire du Panama, qu'Annelien fréquente par ailleurs régulièrement en vue de l'organisation des JMJ à Panama en janvier 2019, était lui aussi particulièrement content des discussions. Le synode vient d'entamer l'examen de la troisième partie de l'Instrumentum Laboris et tout semble se passer dans les meilleures conditions. Les évêques sont bien préparés, s'expriment et témoignent par rapport à leur contexte national, tel est du moins le sentiment d'Yithzak. Même si parfois, il trouve que les choses sont plus tendues et que les jeunes ne sont pas systématiquement consultés.
De vrais échanges
Néanmoins, d'autre jeunes participants européens ont également exprimé leur satisfaction par rapport au déroulement du synode. L'ambiance est amicale, comme lors du présynode. Ce qui réjouit Annelien, convaincue qu'une atmosphère d'ouverture et bienveillante favorise la discussion et conduit à de véritables réalisations. Certains sujets plus délicats sont également abordés comme la place des femmes dans l'Eglise, un sujet qui a été introduit par les évêques et non par les participantes présentes au synode! Les jeunes participent pleinement aux groupes de parole. Ils affirment que leur parole est écoutée et entendue. Nos deux évêques, Mgr Kockerols et Mgr Van Looy, estiment aussi que cette présence de jeunes dans leur groupe apporte de la richesse car ils sont proactifs. Un constat qui réjouit également Annelien.
Lors de la conférence de presse sur les dernières avancées du synode, Annelien remarque l'absence de jeunes parmi les intervenants. Trois points sont mis en avant: l'immigration, thème très présent dans ce synode ; les jeunes demandent aux évêques de reconnaitre les signes du temps ; nous vivons dans un monde globalisé où les jeunes sont mobiles, nouent de nombreux contacts, la dimension interculturelle parait donc essentielle.
A titre personnel, Annelien trouve que le cardinal Sako est une forte personnalité. Il a notamment affirmé que l'Eglise devait trouver une langue compréhensible par les jeunes. Qu'elle devait aussi apprendre à les écouter pour ensuite pouvoir entrer en dialogue avec eux.
Un pape proche des jeunes
Ce que les jeunes trouvent surtout extraordinaire, c'est la proximité du pape François qui n'hésite pas à laisser les évêques pour venir discuter avec les jeunes, lors des temps de pause.Une preuve supplémentaire que notre pape prend réellement en considération la présence et la voix des jeunes dans ce synode ou peut-être est-ce une manière pour lui de se sentir à nouveau jeune, s'amuse Annelien. Ce témoignage vivant nous remplit d'espérance et fait encore grandir notre impatience de découvrir les conclusions auxquelles aboutiront ce synode inédit à de nombreux égards.
S.D.
Source : Kerknet.be

Après avoir participé au pré-synode en mars 2018, Annelien Boone est de retour à Rome pour assister cette fois aux travaux du synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel. Elle tient un blog où elle partage ses impressions. Extraits.