
Des enfants syriens réfugiés au Liban
Plus de 85 pays étaient attendus à la conférence de Bruxelles ces 24 et 25 avril sur l’avenir de la Syrie. Objectif: trouver des fonds pour aider les 13 millions de Syriens déplacés dans le pays et les 5 millions de personnes qui ont trouvé refuge dans les États voisins.
Une première journée humanitaire
Les organisateurs de la conférence espèrent ainsi mobiliser 9 milliards de dollars, soit 7,3 milliards d'euros. Cette première journée de la conférence est essentiellement consacrée à des entretiens avec les organisations humanitaires engagées en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Turquie.
La directrice générale de l'ONG Save the Children International, Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre du Danemark, veut par exemple exhorter les donateurs à se concentrer sur l'éducation. En marge de cette conférence, c’est également l’Unicef qui appelle à davantage de soutien pour l’éducation des enfants.
2 millions d’enfants syriens déscolarisés
Depuis le début du conflit en 2011, 309 écoles du pays ont été attaquées, et une école sur trois n’est plus en mesure d’être utilisée. Dans certaines parties de la Syrie, aller à l'école devient parfois une question de vie ou de mort, à cause des attaques et de la violence. 2,3 millions d’enfants syriens sont déscolarisés quand par ailleurs, les pays voisins, déjà économiquement instables, doivent faire face à environ 2 millions d'enfants déplacés de plus à absorber dans leur système scolaire.
La seconde journée de la conférence qui doit s’atteler à ces questions, mercredi 25 avril, sera plus politique avec la participation des ministres. L'UE sera représentée par douze ministres des Affaires étrangères, six ministres chargés du Développement et cinq secrétaires d'État.
Delphine Allaire

