Pour le Sénat, les perturbateurs endocriniens représentent un véritable problème de santé publique. Un plan d’action national pourrait être mis en place afin d’informer la population, mais également d’interdire certaines substances.
Les perturbateurs endocriniens sont susceptibles d’interférer avec le bon fonctionnement de la production des hormones dans notre corps. Parabens, phtalates, phenoxyethanol… Les perturbateurs endocriniens sont nombreux et les substances soupçonnées d’appartenir à ce groupe le sont plus encore.
À peine 1 % des substances soupçonnées ont été testées; pour les autres, le risque de perturbation endocrinienne est pourtant bien présent. Un constat d’autant plus alarmant que, selon le Sénat, « en moyenne, chaque enfant né dans nos régions a été exposé à plus de cent perturbateurs endocriniens. »
Lobbys
Officiellement il n’existe pas de certitude scientifique absolue sur le danger que représenteraient les perturbateurs endocriniens, quoique l’influence des lobbys puisse jouer un rôle non négligeable dans cette indétermination.
En effet en 2016, cent scientifiques s’étaient réunis pour dénoncer la « manipulation de la science » par les lobbys à la Commission européenne. Il est urgent de « mettre la science à l'abri de l'influence des intérêts privés », avaient prévenu les scientifiques. La Belgique y arrivera-t-elle ? C’est en tout cas le but du Sénat.
Plan d’action
Le rapport du Sénat vise à informer et à conscientiser la population sur les risques liés aux perturbateurs endocriniens. Mais certaines substances pourraient aussi être interdites, spécialement pour les enfants en bas âge et les femmes enceintes, plus vulnérables face à ces substances. Le Sénat ajoute: « Il se peut que des substances considérées comme "non nocives" aujourd'hui soient reconnues comme nocives dans quelques années. »
Responsabilité individuelle
En attendant la mise en œuvre du plan d’action proposé par le Sénat, il revient à chacun de limiter autant que possible son exposition aux perturbateurs endocriniens. Ceux-ci sont notamment présents dans les cosmétiques, en contrepartie plusieurs marques se sont lancées dans la fabrication de produits non toxiques. Une occasion de découvrir des marques moins connues, des produits locaux, made in Belgium, sains et écologiques.
Au niveau de l’alimentation, mieux vaut limiter les conserves et les contenants en plastiques, et préférer les bocaux en verre. De plus, pour nos poêles et nos casseroles, il est conseillé d’éviter le Teflon et l’aluminium, et de se tourner vers des matières plus sûres et plus durables, comme par exemple l’inox ou le fer naturel.
MMH
