Cardinal De Kesel: « Etre fidèles à notre vocation d’Eglise et de chrétiens »


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Cardinal De Kesel: « Etre fidèles à notre vocation d’Eglise et de chrétiens »
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

Mercredi 28 mars, au cours de la messe chrismale à la cathédrale de Bruxelles, le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, a invité les fidèles à prier et à rester fidèles dans leur vocation.

Dans son homélie, le président de la conférence épiscopale belge a estimé d'emblée qu'il était frappant de constater "combien, en plein milieu de la Semaine Sainte, les lectures sont empreintes de joie". A propos de la première lecture du prophète Isaïe, le cardinal a déclaré: "On se croirait en plein temps de l’Avent! Le texte est issu du troisième livre d’Isaïe datant de l’époque après l’exil. Beaucoup sont revenus de Babylone et essayent de construire un nouvel avenir avec ceux qui sont restés à Jérusalem. Les circonstances ne sont cependant pas favorables. Il y a beaucoup de pauvreté, peu de moyens, peu de perspectives."

L'archevêque a poursuivi en estimant que c’est précisément alors que raisonne une nouvelle pleine de joie: "Le prophète qui s’exprime ainsi voit bien la pauvreté et la situation sans issue, mais, dit-il, l’Esprit du Seigneur repose sur moi, pour annoncer à ces pauvres, oui justement à ceux-là, cette bonne nouvelle."

La flamme du début

Précisant que des siècles plus tard, au début de sa vie publique, Jésus fait la lecture dans la synagogue de Nazareth, Il se reconnaît dans ces paroles et dans ce prophète. "Paroles qui vont l’aider à discerner sa propre mission afin de savoir ce que Dieu, son Père, attend de Lui." Et de souligner que si le Christ parle de Bonne nouvelle bien que les circonstances ne soient pas non plus favorables, le cœur n’y est plus. "Tout comme cela peut parfois arriver dans le mariage : après tant d’années des époux ont parfois trouvé un modus vivendi, une vie correcte et faire ce qui doit être fait, mais la flamme du début est depuis longtemps éteinte."

"La flamme du début, c’est elle qui par Jésus doit être ranimée."Pour dire à tous qu’ils sont connus et aimés de Dieu, sans conditions. Jésus est à ce point touché par ses paroles d’Isaïe, tellement concrètes et tellement personnelles, qu’il peut dire en toute vérité : 'aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Ecriture que vous venez d’entendre'. Il sait que c’est maintenant sa mission et qu'Il est lui-même l’accomplissement des Ecritures."

Rappelant que chaque fidèle a été consacré par l’Esprit, le cardinal De Kesel est revenu discrètement sur un thème qui lui est cher, à savoir la place de l'Eglise et de la foi dans le monde contemporain sécularisé. "N’essayons pas d’inverser le mouvement par quelques adaptations. Il n’y a pas de retour en arrière. Nous devons accepter notre temps et dans des conditions qui ne sont plus celles d’hier, être fidèles à notre vocation d’Eglise et de chrétiens. Le temps qui est le nôtre, est le temps qui nous est donné. Oui, c’est un temps de grâce. Nous ne devons pas nous élever au-dessus des autres mais être infiniment reconnaissants d’avoir appris à connaître l’Evangile.

Et de conclure son homélie en invitant chacun à prier, pour lui-même, pour les communautés qu'il représente, pour les prêtres qui y sont consacrés de manière particulière, pour les diacres et tous les collaborateurs en pastorale, mais aussi pour le Vicariat et pour le nouvel évêque auxiliaire pour le Brabant Flamand "que nous attendons", et pour toute l’Eglise du diocèse. "Priez aussi pour nous vos évêques. Que la Parole du prophète Isaïe, proclamée jadis par Jésus dans la synagogue de Nazareth, puisse aussi s’accomplir chez nous aujourd’hui", a encore ajouté l'archevêque de Maline-Bruxelles.

J.J.D./SIPI

Lire l'homélie du cardinal Jozef De Kesel


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