Le « vagabond de Dieu » est belge


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Le « vagabond de Dieu » est belge
Par Sophie Delhalle
Publié le - Modifié le
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Campo Santo dei Teutonico com dei Fiamminghi, Rome (c) Wikipédia

Décédé le 4 janvier dernier à 65 ans, César Willy De Vroe repose désormais au « Campo Santo dei Teutonici cum dei Fiamminghi », à Rome. Il est ainsi le deuxième sans-abri de nationalité belge à être enterré au Vatican.

Ce cimetière romain est un cimetière historique destiné aux pèlerins flamands, allemands et néerlandais situé à quelques dizaines de mètres de la basilique Saint-Pierre de Rome, juste derrière les colonnades du Bernin. César rejoint son compatriote flamand Willy Herteleer, décédé en 2015 après avoir vécu dans la rue pendant trente ans à Rome.

Pendant une vingtaine d’années, César Willy De Vroe était connu comme le « vagabond de Dieu ». Après avoir perdu tout ce qu’il possédait - sa famille, sa propriété entière et sa santé -, il a vécu des années dans la rue dans des conditions très difficiles. C’est grâce à la prise en charge du prêtre italien Daniele Bisato, pasteur de la paroisse Sant’Agostino à Vintimille, qu’il reprend courage en 1999. Depuis septembre 2017, il était pris en charge par les missionnaires de la Charité à Rome.

Sur le chemin de Job et des rois mages

Vivant dans le dénuement le plus total, sans aucune famille, il était pourtant connu pour sa générosité. C’est à l’âge de 47 ans qu’il retrouve le chemin de l’Église. "César était une âme sensible qui s’est converti à la foi à un âge avancé, après que la vie l’ait éprouvé et durci de toutes les manières possibles", a déclaré lors de son homélie Mgr Dirk Smet, recteur du Collège papal belge à Rome. Le prélat l’a notamment comparé à la figure biblique de Job. « Dans les circonstances les plus difficiles, dans la pauvreté totale et sous les grandes épreuves, il a toujours réussi à conserver une certaine intelligence, son âme, sa dignité humaine » a ajouté Mgr Dirk Smet. Le recteur a vu dans sa manière de résister aux épreuves de la vie le fait qu’il a toujours continué à se concentrer sur l’étoile qui conduisait à l’Enfant de Bethléem, comme les rois mages. "De telles étoiles donnent assez de lumière durant le voyage de nos vies pour ne pas perdre courage et continuer sur le droit chemin vers Bethléem". Mgr Dirk Smet a achevé son homélie en rendant hommage aux "bons samaritains" qui ont pris soin du sans-abris en rappelant que la rencontre avec Jésus, c'est "aussi dans les vagabonds à deux pas d’ici, près du Vatican".

S.D.

(c)Wikipédia

 

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