Journée internationale des migrants


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Journée internationale des migrants
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
4 min

La Journée internationale des migrants 2017 a pour thème "Migrations sans danger dans un monde qui bouge". Elle est aussi l'occasion de dissiper les préjugés et de sensibiliser l’opinion publique.

"Les migrations existent depuis toujours. Et elles continueront à exister, à cause des changements climatiques, de l’évolution démographique, de l’instabilité, des inégalités croissantes, des marchés du travail et de la volonté de mener une vie meilleure. La réponse passe par l’instauration d’une coopération internationale qui aidera à encadrer les migrations de sorte que les bénéfices qu’elles apportent soient plus largement répartis et que les droits fondamentaux de toutes les personnes concernées soient protégés." C'est ce qu'a notamment déclaré Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU.

Pour un regard positif

Les migrations sont une réalité incontournable. De nombreuses raisons amènent les gens à se déplacer – que ce soit pour étudier à l’étranger, rejoindre des membres de la famille, chercher un emploi ou des moyens de subsistance, ou assurer un meilleur avenir à leurs enfants. D’autres quittent leur pays pour fuir la criminalité, la violence, les conflits, la persécution, l’insécurité, la discrimination, les catastrophes naturelles et la dégradation de l’environnement, ou encore la pauvreté.

Parle-t-on assez de la contribution des migrants dans les domaines économique, culturel et social, tant au profit de leur pays d’origine que de leur pays de destination?

La plupart passent d’un pays en développement à un autre ou quittent un pays en développement pour un pays développé. Les migrations jouent un rôle essentiel pour la croissance économique et le développement, notamment en remédiant aux pénuries du marché du travail à tous les niveaux de qualification. Les migrations ont des effets majoritairement positifs, aussi bien pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil.

Une vieille histoire

Les migrations volontaires comme les déplacements forcés ont toujours été le lot commun de l’humanité. La plupart des gens comptent probablement parmi leurs ancêtres des personnes ayant migré.

En ces temps de mondialisation et d’interdépendance, la migration internationale pourrait bien devenir un phénomène encore plus répandu. L’intégration croissante des marchés du travail, la baisse du prix des transports et l’existence de réseaux d’information et de communication et de réseaux sociaux bien établis sont autant de facteurs qui favorisent la mobilité.

Si la plupart des migrations internationales sont motivées par des raisons économiques, les conflits, les violences, les persécutions, la répression politique et les autres violations graves des droits de l’homme figurent parmi les principales causes des mouvements de réfugiés et de déplacés.

Aujourd'hui, la migration mobilise de plus en plus l'attention de la communauté internationale. Mêlés à des éléments d'imprévisibilité, d'urgence et de complexité, les défis et les difficultés des migrations internationales exigent une coopération renforcée et une action collective entre les pays et les régions.

Engagements

En 2016, lors d'un sommer au Siège de l’ONU, l’Assemblée générale a adopté des engagements essentiels visant à renforcer la protection de millions de personnes déplacées de force et qui se déplacent pour d’autres motifs dans le monde entier. Par ce texte, appelé la Déclaration de New York, les États Membres se sont engagés entre autres à protéger les droits des réfugiés et des migrants, sauver des vies, partager la responsabilité du soutien et de l'accueil de ces réfugiés et migrants mais aussi à adopter en 2018 un pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière.

Constat cinglant

Dans un communiqué de presse paru ce 18 décembre, le CIRÉ annonce que « la stigmatisation sera le maître mot de la poitique migratoire belge en 2018. »

L’année 2017 aura été une année très rude pour les étrangers en Belgique. Entre la crise humanitaire au parc Maximilien, l’ignoble collaboration de la Belgique avec le régime soudanais, le détricotage du droit des étrangers, l’annonce de la construction de trois nouveaux centres fermés, l’ouverture prochaine d’unités de détention pour les familles avec enfants…

Découvrez l’étude réalisée par l’équipe politique du CIRÉ sur la note de politique générale présentée par le Secrétaire d’État à l’asile et à la migration en octobre 2017 en cliquant sur ce lien.

De son côté, Le Ligueur des Parents se demande si le fait que la communauté internationale mette les migrants à l’honneur va changer quelque chose à leur vie. Certainement pas mais le Ligueur veut profiter de cette journée de sensibilisation pour féliciter toutes les personnes qui ouvrent leur porte, qui retroussent leurs manches, donnent du temps pour les migrants par pur élan de solidarité. Il nous propose également de déconstruire certaines idées reçues.

A lire sur laligue.be

Belgique: une nouvelle appli

Une nouvelle application appelée MIGRATIO vient de voir le jour chez nous. Cette appli conçue et réalisée avec des écoles primaires, mais aussi des parents et leurs enfants permet d’accéder à des textes, des vidéos, des photos, des dessins, des liens internet, des actions, des news, mais aussi de créer une communauté d’utilisateurs pour agir ensemble. Cette application a donc pour objectif de fournir des éléments de réponse à la question "Comment agir sur les causes des migrations ?" et d'apporter des pistes concrètes d’actions citoyennes.

Sophie Delhalle


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