Quelque 25.000 accroche-portes ont été distribués ce mercredi matin dans toute la Belgique, pour appeler à une autre politique migratoire.
Le collectif #NotInMyName (Pas en notre nom), a distribué ce mercredi à l’aube quelque 25 000 accroche-portes dans les transports en commun et l’espace public, dans les grandes villes, tant au nord qu'au sud du pays, et bien sûr dans la capitale. Ce collectif avait déjà procédé il y a un mois, à une autre opération, en détournant des milliers d’espaces publicitaires pour y placer des affiches s’indignant de la manière dont les migrants sont traités.
"Migrer n’est pas un crime. Partout en Europe, des citoyens et des citoyennes se lèvent en solidarité avec les migrant(e) s. Aux Etats de prendre le relais". C'est le message qui figure sur ces accroche-portes. Le collectif n'entend plus seulement dénoncer la politique migratoire de notre pays, incarnée par le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la migration, Théo Francken. Il demande aujourd'hui la mise en place d'une justice migratoire, de voies sûres et légales de migration, la régularisation et l’arrêt des violence à l'égard des réfugiés et demandeurs d'asile.
Cette action intervient au lendemain d'un message de Theo Francken qui se félicitait de la politique menée à l’égard des Soudanais présents sur le territoire belge. "Grâce à notre intervention efficace, il n’y a pas de deuxième Calais et la situation au parc est sous contrôle. Les enfants du voisinage peuvent de nouveau y jouer tranquillement", a écrit le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, suscitant l'émoi l’indignation au sein de la Plateforme citoyenne qui organise depuis septembre l’hébergement quotidien de 300 personnes, grâce à la solidarité d’une poignée de bénévoles et de milliers de familles qui se relaient chaque nuit pour loger les migrants, qui se trouvent au Parc Maximilien à Bruxelles.
Une plus large manifestation en faveur de la justice migratoire est prévue le 13 décembre, à la veille du sommet européen.
J.J.D. (avec agences)


