En ce jour de la fête du Roi, un Te Deum a été chanté à la cathédrale de Bruxelles. Au cours de son homélie, le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles, a fait référence à la situation des réfugiés.
"N'oubliez pas l'hospitalité. Réjouissez-vous pour ceux qui ont des raisons d'être heureux. Mais soyez aussi solidaires de ceux qui sont dans le besoin". C'est en substance ce que le primat de Belgique a déclaré dans son l'homélie prononcée ce mercredi 15 novembre, durant le Te Deum à l'occasion de la Fête du Roi.
Comme le veut la coutume, les événements organisés pour la Fête du Roi se sont accompagnés d'une célébration au sein de la cathédrale Saints Michel et Gudule, en présence des chefs de cultes d'autres religions, de responsables politiques et de certains membres de la famille royale.
L'archevêque de Malines-Bruxelles a lu un extrait de la lettre de Saint Paul aux Romains, dans laquelle l'apôtre appelle au respect mutuel. Paul écrit cette lettre en prévision d'une visite à la communauté chrétienne de Rome. "Il a la citoyenneté romaine", précise l'archevêque. "Il n'est donc pas un sans-papier. Mais c'est quelqu'un d'Asie Mineure, l'actuelle Turquie, et en ce sens quand-même un étranger. Il n'est pas sûr de l'accueil qu'on lui réservera". Pour le cardinal , ces paroles ont presque 2.000 ans mais elles n'ont rien perdu de leur actualité. "Quelle source d’espérance de constater que ces paroles rejoignent le projet même d’une société moderne: vivre ensemble et construire ensemble dans la diversité et dans le respect de l’autre", a-t-il précisé, ajoutant que c'était là notre grand défi. "C’est vrai que de grandes tensions traversent nos sociétés et sèment le trouble. D’où l’importance du dialogue, de chercher la justice, de garder la confiance et d’œuvrer toujours pour la réconciliation".
Eviter le repli sur soi
Pour le cardinal De Kesel, il n’y a pas d’autres chemins pour bâtir un monde plus juste, plus solidaire et plus fraternel. "Ce n’est pas dans le repli sur soi ni dans la recherche de nos propres intérêts que l’on peut offrir un horizon de bonheur pour aujourd’hui et pour demain. Le monde est plus grand que le nôtre", a-t-il encore déclaré.
Il s'agit du grand défi de notre société, traversée par des tensions et des troubles, pointe l'archevêque. "La situation est complexe mais nous ne pouvons bâtir des murs d'indifférence et de peur entre nous. Cela vaut pour chaque citoyen de notre pays. Et naturellement pour ceux qui portent de grandes responsabilités politiques et sociales", a conclu le président de la Conférence épiscopale.
J.J.D.
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