Les travaux de la COP 23 s’achèvent ce vendredi 17 novembre à Bonn avec la mise en place d’une alliance de 20 pays pour sortir du charbon. Une alliance formée de plusieurs pays européens, du Canada, et de pays d’Amérique centrale, tandis que les Etats-Unis confirment leur décision de sortir des accords de Paris.
La Cop 23 avait pour principal objectif de mettre en place des règles d'application de l'accord de Paris. D’ici la COP 24, dans un an en Pologne, un dialogue sera lancé pour permettre aux pays de revoir leurs engagements à la hausse ; des engagements qui se révèlent aujourd’hui amplement insuffisants pour tenir l’objectif d’une limitation à 2 degrés du réchauffement de la planète. Et 2° Celsius seront déjà de lourds conséquences pour les atolls, pour l’ensemble des littoraux, et pour les ressources halieutiques.
Des actes, pas des promesses
Passer aux actes: c’est le vœu que le Saint-Siège a adressé aux participants de la COP23. L’Eglise catholique, très impliquée dans les questions environnementales comme l’a illustré l’encyclique du Pape François Laudato si’, entend bien faire entendre encore une fois sa voix pour inciter les Etats à prendre les mesures concrètes visant à atteindre l’objectif de limiter le réchauffement climatique à deux degrés. Pour le représentant du Saint-Siège à la COP23, le père Bruno-Marie Duffé, secrétaire du Conseil pontifical pour le développement humain intégral, l’enjeu est de taille. "Il faut repenser notre manière de vivre et notre modèle économique. Pour cela, l’éducation doit jouer un grand rôle et permettre à chacun d’appréhender les problèmes à résoudre d’une autre manière. Malgré le retrait annoncé des États-Unis de l’accord de Paris, il y a un élan de solidarité entre les nations dont il faut profiter pour que les choses changent vraiment", a-t-il déclaré. Et d'ajouter: "C’est à cette conversion écologique intégrale que l’Eglise appelle chacun d’entre nous".
Une conscience responsable
Au début de la réunion, le pape François avait encouragé les participants de la COP 23 à "propager une conscience responsable", à lutter contre le phénomène des changements climatiques dans un "esprit de collaboration et de proposition". Dans un message adressé au président des Iles Fidji, organisatrices de cette conférence sur le climat, le souverain pontife rappelait les objectifs de cette conférence parrainée par la Nations unies, qui poursuit une"«autre phase importante de l’Accord de Paris (adopté le 12 décembre 2015 et entré en vigueur le 4 novembre 2016, ndlr), le processus de définition et de construction de lignes de conduite, de règles et de mécanismes institutionnels afin qu’il soit réellement efficace et en mesure de contribuer à la poursuite des objectifs complexes qu’il se fixe". François avait renouvelé à cet effet "l’invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète, Nous avons besoin d’une conversion qui nous unisse tous"», à la mesure du défi environnemental majeur qui se pose à l’humanité.
J.J.D. (Avec Radio Vatican et cath.ch)

