SeGEC: université d’été sur le Pacte d’excellence


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SeGEC: université d’été sur le Pacte d’excellence
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Ce vendredi 25 août, à Louvain-la-Neuve le Secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC) a tenu sa traditionnelle université d’été. Cette année, les interventions et les échanges ont porté sur le nouveau "Pacte pour un enseignement d'excellence", dont les premières mesures seront d'application dès la prochaine rentrée scolaire.

Le thème retenu pour l'université d'été du SeGEC était, cette année : "Enseigner : Au cœur de l’école, des métiers qui changent".

Devant un public d'environ 900 personnes, composé essentiellement d'enseignants, de directeur d'écoles, d'agents PMS et de pédagogues, l'objectif des conférences et des échanges était de préparer la prochaine rentrée scolaire, qui verra l'application des premières mesures décidées par le nouveau "Pacte pour un enseignement d'excellence", en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour rappel, le réseau catholique scolarise un élève sur deux en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Des métiers qui changent

Les premières mesures concrètes du Pacte pour un enseignement d’excellence, dont la mise en oeuvre progressive s'étalera sur une période de 10 à 15 ans, seront des engagements dans le maternel, le renforcement de l’aide administrative aux directions du fondamental, ou encore l'élaboration de nouveaux plans de "pilotage" pédagogique pour une première série d’établissements scolaires.

Pour que le pacte puisse atteindre ses objectifs, il faut impérativement, selon le SeGEC, qu'intervienne une véritable évolution culturelle dans le rapport que les acteurs de l’enseignement entretiennent avec leur métier et leurs pratiques.

L'un des défis majeurs qui se pose aux enseignants est l'exercice plus collectif de leur fonction, notamment par le biais du travail collaboratif, qui verra se mettre en place des équipes d'encadrement dans les écoles. Cette évolution intervient en effet dans un contexte où la prise en charge d’un élève devient le fait d’une équipe éducative dans son ensemble, et non plus d’un enseignant seul.

Quelles sont les conditions pour qu’un tel mouvement réussisse ? Comment conjuguer liberté pédagogique et pratiques collaboratives ? Qu’est-ce qui permettra au changement de s’implanter ? Comment se vivra-t-il dans les écoles ? Quelles évolutions faudra-t-il envisager dans la formation des enseignants ?

Enseignement d'excellence, école de l'exigence

Ces questions, et d'autres encore, ont été abordées et creusées par les différents intervenants, au cours de cette 13ème université d’été. Parmi les conférenciers, on notera, entre autres, la participation d’Alain Eraly, sociologue et professeur à l’ULB qui, dans le cadre des travaux du Pacte, a présidé le groupe de travail sur l’amélioration du pilotage et de l’accompagnement du système scolaire, ou celle de'Audrey Hanard, qui travaille chez Spectralys, et qui a abordé la question du travail collaboratif.

A notera également l'intervention marquante de Vincent de Coorebyter, ancien directeur du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP),philosophe et professeur à l’ULB. Abordant le thème de "l'école de l'exigence", sujet à la fois proche et différent de l'enseignement d'excellence, il a mis en relief l'échec relatif de la pédagogie qui, depuis plusieurs années, a voulu remplacer l'acquisition des connaissances par l'apprentissage de compétences. Ce changement, loin de favoriser la réussite scolaire des populations moins favorisées, a, au contraire, renforcé les inégalités sociales au sein de l'école.

C.H.

Retrouvez l'intégralité de notre reportage dans la prochaine édition de l'hebdomadaire "Dimanche".

Catégorie : Belgique

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