A 23 ans, elle passe du squat au cloître


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A 23 ans, elle passe du squat au cloître
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

Le site Aleteia.fr propose le portrait pétillant d'une jeune femme qui vient d'entrer au couvent. Une vocation qui sort des sentiers battus.

Lucie Frachebourg (c) Jean Lemoine

À 23 ans, le belle et pétillante Lucie Frachebourg a pris la décision de sa vie : embrasser la vie cistercienne pour offrir son existence entière à Dieu alors que rien ne l’y prédestinait. Elle est entrée au couvent il y a quelques semaines, le dimanche de la divine miséricorde. Elle a choisi l’ordre cistercien, qui remonte à la fondation de l’abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098. L’ascèse, la paix intérieure et le cheminement vers Dieu y sont structurants.

Lucie Frachebourg dévoile sa jeunesse rebelle dans des squats, tombant dans les excès à la recherche d’un cadre. « La nana qui traînait dans les squats et qui se convertit, ça fait un peu cliché », déclare t-elle au journaliste Pierre Pistoletti qui l’interroge. La jeune femme ne s’est jamais sentie à l’aise avec la religion catholique, trop étriquée selon elle. Pèlerinage, JMJ : très peu pour elle. Et pourtant…

À l’issue d’un voyage en Irlande avec sa sœur, elle revient à la vie. L’attachement à la nature et aux églises en ruines sont une source de rédemption pour la jeune femme. Quelques mois plus tard elle passe la Semaine sainte à l’abbaye de Fontfroide, une abbaye cistercienne très célèbre, située à Narbonne. Elle y passe le triduum pascal à contempler et écouter. Au cœur de ce mystère, elle est touchée par la grâce. Lucie vit une expérience très forte qu’elle peine à décrire, quelque chose se passe en elle. Elle comprend que le royaume des cieux est « un trésor » pour lequel il vaut la peine de tout abandonner (Mt 13, 44). « Dans ce monastère, j’ai senti que c’était là que je devais aller et nulle part ailleurs ».

« Mais voilà qu’un autre chemin se dessine »

(c) L'abbaye de Fontfroide

Lucie renonce aux plaisirs de la table, à la bière ambrée et à celui qu’elle aimait (destiné lui aussi à la vie religieuse) pour consacrer sa vie au Christ, à la contemplation et à la prière. Mais ce qui est le plus dur pour elle, c’est d’abandonner l’artisanat. Après une école de céramique et de vitrail, elle a dû quitter son atelier de céramique artisanale Ecce Terra. Un choix difficile pour elle avant de prendre conscience de la pleine disponibilité qu’elle doit accorder à Dieu.

Depuis quelques semaines, elle a rejoint la vie cistercienne, dépouillée de tout, sur le chemin de la vérité. Sentinelles de l’invisible, les moniales cisterciennes sont une communauté contemplative, cloîtrés, vouées à la recherche de Dieu. Personne ne les voit et pourtant elles sont indispensables au monde. Lucie fait le choix de l’ordre cistercien « pour la lumière ». Bernard de Clairvaux qui a considérablement développé l’ordre au XIIe siècle avait aussi fait ce choix pour l’architecture des abbayes.


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