Vendredi saint: Chemin de croix à 21h sur « la Trois »


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Vendredi saint: Chemin de croix à 21h sur « la Trois »
Par Christophe Herinckx
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

En ce Vendredi saint 14 avril, comme chaque année, le Chemin de croix présidé par l’évêque de Rome rassemblera des dizaines de milliers de personnes au Colisée. L'événement sera diffusé sur "la Trois" (RTBF) à 21h, et commenté par le Frère Didier Croonenberghs, op, Directeur général de Cathobel, accompagné de Soeur Marine Monnet, op.

Cette année, cet événement spirituel sera marqué par une première: c’est une femme, la théologienne et bibliste française Anne-Marie Pelletier, qui a été choisie par le pape François pour rédiger les méditations qui seront lues ce soir.

A travers ces méditations, qui retracent la marche de Jésus vers sa crucifixion, Anne-Marie Pelletier s’attarde longuement sur la "vérité de la Croix" et le paradoxe qu’elle renferme: la mort du Christ est la victoire de la vie. Une victoire "remportée à travers l’Amour jusqu’au-bout" par un Dieu qui accepte de se livrer à ses créatures.

Dans ces méditations, la bibliste française évoque aussi le rôle et la présence des femmes, tout au long de cette Via Crucis. La Vierge Marie, mère du Christ, les femmes de Jérusalem, ou celles qui s’attardent devant le tombeau. Autant de femmes qui "restent au bout du chemin", là où les hommes ont déserté.

Anne-Marie Pelletier, théologienne et bibliste, lauréate du Prix Ratzinger en 2014, est revenue sur le sens profond de cette Via Crucis, dans une interview accordée à Radio Vatican, et sur ce qui l’a guidée dans la rédaction de ces méditations.

"J’ai été guidée par un double souci", dit-elle."Tout d’abord celui de rappeler que ces événements, cette matière du Chemin de Croix, qui nous est rapporté dans les Evangiles, ne prennent vraiment leur sens que reliés à l’ensemble des Ecritures". "Dans le récit d’Emmaüs, c’est bien ainsi que se fait la reconnaissance: Jésus re-parcourt pour les deux marcheurs l’ensemble des Ecritures".

"Mon second souci", continue la théologienne, "a été de faire retentir cette mémoire de la passion au milieu de tous les événements de notre présent, avec l’idée que le mystère pascal ne renvoie pas seulement à des événements révolus, du passé, mais qu’il doit être une réalité de notre présent". La Passion du Christ doit ainsi être contemplée "avec tous les êtres humains, qui d’une façon ou d’une autre, subissent la violence".

"Dieu est là où Il ne devrait pas être"

Anne-Marie Pelletier rappelle aussi que la Passion, et la Résurrection, nous placent "au point névralgique de la foi chrétienne", de la Révélation. Le mystère pascal "vient nous révéler ce que nous n’imaginions pas de Dieu à partir des images projetées de notre expérience humaine étriquée: ces images de puissance de Dieu qui serait comme une sorte de Jupiter trônant dans une Olympe". Au contraire, l’Ancien Testament et le Nouveau Testaments nous disent "que Dieu est présent à notre humanité et plus encore, en Jésus, Il entre dans notre humanité pour rejoindre celle-ci là où elle est, là où elle vit, dans ce qu’elle souffre, et dans toutes les expériences qu’elle fait du mal qui la détruit de l’intérieur".

"Jésus se retrouve sous la violence", explique-t-elle encore, "il est compté au nombre des pécheurs, c’est-à-dire tout le contraire de la sainteté, de la douceur, de la vie qui sont l’Etre même de Dieu. En un mot, Dieu le Vivant se retrouve en territoire de mort, parce que, précisément, c’est de cette mort dont Il veut nous délivrer".

Retrouvez l'intégralité de cette interview sur le site web de radio Vatican

Source: Radio Vatican

 

 


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