Afrique: Le patrimoine cinéma en voie de restauration


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Afrique: Le patrimoine cinéma en voie de restauration
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

L'Unesco a dévoilé début mars un partenariat entre deux organisations culturelles pour restaurer les grands films classiques du continent africain. Ces films pourront ensuite s'inscrire au registre de la Mémoire du monde.

"Il y a tellement de films qui ont besoin de restauration dans le monde, constate le réalisateur Martin Scorsese, président de la Film Foundation. Ce projet veut faire en sorte que les films les plus vulnérables ne disparaissent pas". Depuis 10 ans, cette fondation a contribué à restaurer de grands classiques en provenance d'Egypte, d'Inde ou de Cuba. C'est une "nécessité urgente de localiser et de préserver les grands classiques africains, film par film, afin de garantir que les nouvelles générations de cinéphiles puissent les voir et les apprécier", poursuit Martin Scorsese.

"Phone Swap", film nigérian de 2012, déjà priméSur ce projet, la FEPACI, Fédération Panafricaine des Cinéastes, dispose d'une connaissance de la diversité des œuvres du continent noir. Cheick Oumar Sissoko, secrétaire général de la FEPACI, remarque: "L'Afrique a besoin de ses propres images, son propre regard témoignant en son nom, sans le prisme déformant des autres". L'Unesco et la Film Foundation se sont associés pour localiser les œuvres cinématographiques importantes d'Afrique, parmi une sélection de 50 films. L'Unesco indique son "impatience de promouvoir la diversité culturelle à travers l'expression des cinéastes africains". L'organisation onusienne envisage par la suite d'inscrire les films restaurés sur le Registre de la Mémoire du monde.

A.-F. de Beaudrap (Signis / cp)

Catégorie : Culture

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