Dans la nuit du 15 janvier 2017, la prison centrale de Beni, au Nord Kivu, a été la cible d'une attaque menée par un commando d’hommes armés. D'après les informations obtenues par l'agence de presse Fides, les assaillants appartiennent à la guérilla qui sévit dans cette région.
Après avoir fait fuir les gardiens de prison, ces hommes armés ont cherché à forcer le portail de la prison avant d’être mis en fuite par l’intervention de l’armée au cours de laquelle l’un des assaillants a trouvé la mort. Simultanément, une tentative d’évasion a été éventée au sein de la maison de correction de la ville, seul l’un des jeunes étant parvenu à prendre la fuite. Selon l’ONG locale CEPADHO – Centre d’Etudes pour la promotion de la paix, de la démocratie et des droits fondamentaux – les deux tentatives d’évasion étaient coordonnées et il ne s’agit pas d’actes de banditisme mais d’une tentative des guérilleros locaux de renforcer leurs rangs en libérant leurs membres arrêtés.
Selon le CEPADHO, les miliciens qui ont attaqué la prison de Beni sont les mêmes qui ont attaqué cette même prison et la municipalité de Beni le 20 décembre dernier. Il s’agirait d’un groupe affilié aux May-May Corps du Christ, à leur tour liés aux rebelles ougandais de l’ADF. Le responsable des May-May Corps du Christ, Bwambale Karole, a annoncé conduire une nouvelle rébellion pour « libérer le Nord Kivu ». Le CEPADHO a averti les autorités de Kinshasa du fait qu’une nouvelle guerre se prépare au Nord Kivu, suite aux menaces de Bwambale Karole et à la disparition de plusieurs hommes de l’ancienne rébellion M23 qui s’étaient réfugiés en Ouganda et s’y trouvaient soumis à des contrôles.
Fides


