
Grégory Turpin
Le chanteur-auteur-compositeur français Grégory Turpin est actuellement en Belgique. Après une semaine consacrée à des rencontres avec des élèves d’écoles du Brabant wallon, il clôturera son séjour par un concert à Louvain-la-Neuve, le samedi 28 janvier à 20h. Interview.
Né en 1980, Grégory Turpin a commencé sa carrière musicale à Toulouse. Une période marquée également par la drogue et les tentatives de suicides. Revenu à la foi grâce à sainte Thérèse de Lisieux, il décide de changer de vie et met désormais de la spiritualité dans son registre pop. Mais celui qui a chanté avec Natasha Saint-Pier et Grégoire (il lui a écrit quelques chansons) met aussi son talent au service des autres. D’une part par ses témoignages et rencontres auprès des jeunes ; d’autre part, par son engagement caritatif auprès de démunis, notamment via Fraternité en Irak et L’Arche.
Venir en Belgique, est-ce une nouveauté pour vous ?
Non, je suis déjà venu plusieurs fois pour témoigner, notamment dans le cadre de Toussaint 2006, mais c’est la première fois que je propose un concert comme celui de samedi ! Je m’adresse aux jeunes, mais les concerts sont destinés à un public plus large, pour que l’on puisse y venir en famille. Sainte Thérèse est au programme : il y a dix ans que je chante ses poèmes, elle est une amie de tous les jours, c’est grâce à elle que j’ai la foi !
Ecoles + concert, c'est une recette qui marche bien ?
Oui, surtout en Belgique où je ne suis pas très connu. Musique et témoignage, ça marche ! C’est un défi aussi, parce que "chanteurs chrétiens" est assimilé à "louange". Or, si, dans mes concerts, il y a un peu de louange, il y a surtout de nombreux chants où j’aborde différents thèmes ; mes concerts ne sont pas une soirée de louange, on n’y vient pas d’abord pour prier, on vient voir un artiste qui témoigne de sa foi à travers la musique. Mais si les gens prient, c’est la plus belle des récompenses pour moi…
À la fin du concert, proposez-vous de prier avec les spectateurs ?
À la fin du concert, je propose un temps plus spirituel, et, selon que l’on a ou non la foi, chacun accueille ce temps à sa manière, dans la plus grande liberté. Dans un concert, l’auditeur reste libre ; dans une soirée de louange, a priori, tout le monde vient pour prier !
En quelques mots, quel message donnerez-vous aux jeunes que vous allez rencontrer ?
"Si Dieu existe, s’il est tout-puissant comme on le dit depuis des millénaires, alors Il veut ce qu’il y a de meilleur pour moi !"
Qu’aimeriez-vous raconter de votre séjour en Belgique ?
Je voyage beaucoup (notamment au Brésil, en Irak, au Québec) ; la Belgique est proche de la France, mais la réalité d’Église est différente, comme est différente la manière de vivre la foi. Après mon séjour en Belgique, comme après mes séjours dans les autres pays, j’aime rendre compte de la manière dont les chrétiens vivent leur foi dans leur pays. Lorsque je suis allé en Irak, avec l’association « Fraternité en Irak », un archevêque m’a dit « Si toi qui as vu ce qui se passe ici, tu n’en parles pas, qui va le faire ? ». Cette phrase m’a décomplexé, et m’a décidé à témoigner de la foi des chrétiens que je rencontre, pas seulement en Irak, mais aussi lors de mes voyages dans d’autres pays. Je veux témoigner que le Seigneur envoie des missionnaires vers les plus pauvres !
Mon souhait, pour ce concert comme pour d’autres, c’est de toucher non seulement les chrétiens, mais aussi les autres, ceux qui n’ont pas la foi !
Propos recueillis par Anne-Elisabeth Nève

