Invité ce matin de l'émission Matin Première (RTBF), le recteur de l’Université Catholique de Louvain (UCL) Vincent Blondel (photo) est revenu sur les résultats de l'étude Pisa, qui a une nouvelle fois démontré que les élèves francophones sont à la traîne.
Pour Vincent Blondel, il n'y a cependant pas eu de "grosse dégradation" des résultats de cette étude sur l'état de l'éducation dans le monde, qui montre que les élèves francophones sont à la traîne. Effectuée tous les trois ans, l'étude Pisa donnent de précieux indicateurs, au demeurant très suivis, qui mesurent les performances de plus d'un demi-million de jeunes de 15 ans dans 72 pays développés ou émergents, dont les 35 pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Avec un résultat de 483 points en lecture, la Fédération Wallonie-Bruxelles arrive en 35e position, soit en retrait de dix points par rapport à la moyenne des pays de l'OCDE (493 points)."L’étude le montre clairement: les résultats sont insatisfaisants, mais ils l’étaient déjà avant", a constaté Vincent Blondel.
Par rapport au Pacte d'excellence de l'enseignement, le recteur de l'UCL est optimiste. Selon lui, ce vaste chantier permettra de donner le goût des maths et des sciences aux élèves. "Donner le goût, c’est aussi se rendre compte que les maths, les sciences, ce sont des matières de tous les jours. C’est un volet du Pacte d’excellence, de donner une plus grande place à l’expérimentation (...) Ce pacte d’excellence est une démarche ambitieuse, fédératrice. Il y a de très bonnes choses".
Le patron de l'université de Louvain-la-Neuve est aussi revenu sur la saga des numéros Inami pour les étudiants en médecine, laquelle a duré des mois. Rappelons que, dès la rentrée académique prochaine, les futurs étudiants en médecine devront d'abord passer et réussir un examen d'entrée. Il auront ainsi la certitude de disposer d'un numéro Inami à la fin de leurs études. Et Vincent Blondel, qui regrette cette situation, ne mâche pas ses mots: "C’est la gestion politique qui est en faute, les tensions entre le fédéral et les Communautés. Il y a une forte tension qui doit trouver sa résolution de manière pragmatique, via l’examen d’entrée. (...) La volonté du ministre c’est de trouver une solution rapide. C’est forcé et contraint que cet examen va être organisé."
Vincent Blondel sera l'invité de l'émission "En quête de sens – Il était une Foi", sur La Première, en janvier 2017, pour parler des "Défis de l'université dans le monde d'aujourd'hui".
J.J.D.

