Le 30 novembre et le 1er décembre prochains, Rais Bhuiyan, un grand témoin du pardon, est invité en Belgique dans le cadre de la journée internationale "Cities for Life – Villes contre la Peine de Mort". Victime de violence anti-musulmane aux Etats-Unis, il plaide, en tant que musulman croyant, pour le pardon pour une justice réparatrice.
Rais Bhuiyan, né au Bangladesh et pilote des forces aériennes, a émigré aux États-Unis pour étudier l’informatique. Mark Stroman, ressortissant américain, lui a tiré dans le visage, animé par la soif de vengeance après les attentats du 11 septembre 2001, aux cours desquels il avait perdu sa sœur. Stroman, membre de l’organisation raciste Aryan Brotherhood, avait tué un Pakistanais et un Indien auparavant.
En tant que musulman croyant, Bhuiyan n’a pas seulement trouvé la force de pardonner à son agresseur, mais il a tout fait pour empêcher son exécution, après que Stroman a été condamné à mort. Le 21 juin 2011, Stroman a été effectivement exécuté. Depuis lors, Bhuiyan poursuit sa lutte pour prouver qu’il est possible de vivre ensemble en paix et en amitié, même entre personnes de différentes convictions.
Aujourd’hui, il impliqué dans la défense des droits de l’homme et dans la campagne pour l’abolition de la peine de mort aux États-Unis et dans le monde. Il a créé une fondation, "World without Hate", et collabore avec plusieurs organisations comme la Communauté de Sant’Egidio et Amnesty International.
Bhuyian témoignera de son histoire hors du commun en divers endroits en Belgique. Le mercredi 30 novembre, à 10h30, Rais Bhuiyan s'adressera à 400 élèves anversois du secondaire, au Théâtre Elckerlyc à Anvers (Frankrijklei 85-87). Le soir, à 19h00, il donnera une conférence à la Chapelle de la Résurrection, dans le quartier européen de Bruxelles (rue Van Maerlant 22-24).
Le jeudi 1er décembre, à 19h00, il témoignera de son expérience dans le local CST R.001 de UAntwerpen à Anvers (Lange Winkelstraat 9). Avant son intervention, Rais Bhuan poussera symboliquement sur le bouton sur la Grand Place afin d’éclairer l’hôtel de ville d’Anvers.
Ce témoignage s'inscrira dans le cadre de la journée "Cities for Life – Villes contre la Peine de Mort" que Sant’Egidio organise pour la 15e fois. cette année. Le choix de cette journée symbolique fait référence à la première abolition de la peine de mort par un Etat moderne, à savoir le Grand-Duché de Toscane, le 30 novembre 1786. L’année dernière, plus de 2000 villes dans 100 pays différents, sur les cinq continents, ont participé à cette action. En illuminant un monument, en posant un autre acte symbolique ou en organisant une conférence, ces journées expriment l'espoir que la peine de mort soit bientôt abolie dans le monde entier.
En Belgique, Anvers, Malines, Louvain, Hasselt, Bruges, Courtrai, Zottegem, Eeklo, Tournai, Dinant, Nivelles, Mons et Liège ont déjà confirmé leur participation à la journée de cette année.
Avec "Cities for Life", les organisateurs et les villes participantes veulent promouvoir la nécessité d’une abolition totale de la peine de mort dans le monde. En 2015, la peine de mort a été officiellement abolie dans plus de la moitié des pays du monde, mais le nombre d’exécutions, paradoxalement, est en augmentation. Nonante pourcent de ces exécutions ont été effectuées dans 3 pays seulement: l’Iran, le Pakistan et l’Arabie Saoudite. La Chine, quant à elle, exécute davantage de personnes que tous les pays réunis, mais le nombre réel d’exécutions est un secret d’Etat.
L'initiative "Cities for life" est soutenue par de nombreuses autres organisations qui luttent pour l’abolition de la peine de mort, telles qu’Amnesty international, ACAT, inside/outside, etc.
Source: Communique Sant' Egidio.
Photo: capture écran youtube.com

Le 30 novembre et le 1er décembre prochains, Rais Bhuiyan, un grand témoin du pardon, est invité en Belgique dans le cadre de la journée internationale "Cities for Life – Villes contre la Peine de Mort". Victime de violence anti-musulmane aux Etats-Unis, il plaide, en tant que musulman croyant, pour le pardon pour une justice réparatrice.