Mgr Vancottem à Beauraing : « Nous avons bien une minute pour prier Dieu »


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Mgr Vancottem à Beauraing : « Nous avons bien une minute pour prier Dieu »
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

Le sanctuaire de Beauraing a accueilli les 21 et 22 août le pèlerinage international des amis et amies de Notre-Dame au cœur d'or. Et en cette année qui est, selon la volonté du pape François, une Année sainte de la miséricorde, un jubilé de la solidarité était organisé simultanément.

jubilé solidarité Beauraing12En introduction de ces deux jours, l'évêque de Namur, Mgr Vancottem a invité les fidèles de Beauraing à ne pas se laisser imprégner par la morosité ambiante relayée par les médias, de ne pas se laisser emporter par la banalité. Mgr Rémy Vancottem fera ainsi part des propos confiés par une maman. Une maman qui a pris l'habitude de ne plus laisser ses enfants suivre l'actualité. ''Elle veut les protéger du découragement. Elle a peur qu'ils perdent l'espérance. Mais notre espérance c'est Dieu. Demandons à la Vierge Marie de nous conduire à Jésus.''

Mgr Vancottem encouragera également les uns et les autres à la prière. Et surtout ceux qui mettent en avant un agenda trop chargé pour justifier qu'ils ne peuvent prier: ''Nous avons bien un peu de temps dans le secret de notre coeur pour Dieu. Une minute pour Dieu, c'est déjà une prière.'' L'évêque de Namur incitera encore les fidèles à être actifs dans leur église locale.

Jubilé de la solidarité

Un pèlerinage qui, cette année, a pris une dimension particulière, celle de la solidarité, d'un jubilé de la solidarité. L'abbé Bayet qui a animé la veillée mariale dimanche soir, a été responsable durant de nombreuses années de la pastorale diocésaine de la solidarité et toujours très impliqué dans le secteur caritatif. En s'inspirant du texte de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, l'abbé Bayet a proposé une réflexion sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Parmi les œuvres de miséricorde corporelles, on citera donner à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus... Avertir les pécheurs, consoler les affligés... Voilà quelques-unes des œuvres de miséricorde spirituelles.

On estime que 700 personnes ont ensuite participé à la procession aux flambeaux avant l'eucharistie. Le lendemain, les amis de Beauraing ont bénéficié d'un enseignement de Sr Marie-Flore Pessleux sur la figure de Marie-Martine Bourtonbourt. Soeur Marie-Flore Pessleux fait partie des Soeurs de la charité de Namur. A l'origine de cette congrégation, une femme, Marie-Martine Bourtonbourt. Une femme qui s'est mariée et qui a eu trois enfants. Tous périront en bas âge. Elle adoptera ensuite les six enfants de voisins décédés. Son époux décédera lui aussi très jeune. Et cette femme malmenée par la vie trouvera la force de continuer, puisant sa force dans la prière, dans l'eucharistie, sa nourriture quotidienne. Elle gère ainsi l'entreprise jusque-là tenue par son mari, procure du travail à des familles. Elle qui était à l'aise financièrement ne s'installe pas dans le confort. Son argent sert à ceux qui sont dans la détresse. Plus tard, elle fondera les soeurs de la charité chrétienne. Des religieuses qui restent toujours actives dans des maisons de repos, des centres de soins palliatifs... Elles sont là où on a besoin d'elles. Une congrégation particulièrement vivante au Congo.

Soeur Marie-Flore racontera la vie de cette femme avec autant de fougue que d'admiration. Une vie à qui elle a consacré aussi un livre. Le titre? ''Marie-Martine Bourtonbourt, Fondatrice des Soeurs de la Charité de Namur'' paru aux éditions Fidélité dans la collection ''Sur la route des saints''.

Pour ce Jubilé de la Solidarité, les représentants d'Entraide et Fraternité étaient eux aussi sur place. Au fil de l'année, ils se mobilisent en faveur d'associations qui viennent en aide, chez nous, à des personnes dans la précarité. Mobilisation encore pour les familles, les paysans victimes de pression, de vols de leurs terres... et ce dans le monde. Solidaires, ils ont ainsi vendu de l'eau, du café... au profit de la construction de puits en Afrique.

Texte et photos: Diocèse de Namur


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