Manifestations à Paris : l’hôpital des enfants malades a été dégradé


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Manifestations à Paris : l’hôpital des enfants malades a été dégradé
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

Mardi 14 juin, en marge des manifestations contre la Loi travail en France, un casseur s'en est pris aux vitres de l'hôpital Necker. L'établissement situé dans le 15ème arrondissement accueille des enfants malades. Parmi les jeunes patients, se trouvait le fils des policiers tués la nuit précédente.

Casse hopital NeckerMartin Hirsch, directeur général de l'assistance publique Hopitaux de Paris (AP-HP), raconte: "Juste derrière les vitres visées, il y a des blocs opératoires. Pendant ces attaques, il y avait des enfants qui étaient opérés et des équipes soignantes au travail, sous les bruits et les menaces des projectiles. Les soins ont été perturbés." Selon les premiers témoignages, le casseur isolé qui s'en est pris aux baies vitrées de l'hôpital Necker a été interrompu par d'autres manifestants, qui lui ont rappelé le rôle médical de cet établissement. Précédemment, un tag avait été peint sur les carreaux: "Ne travaillez pas", allusion au motif des manifestations actuelles contre le projet de loi travail porté par Manuel Valls.

Le premier ministre français s'est rendu sur place ce 15 juin, insistant: "Ce qui s'est passé ici est intolérable et doit sonner comme un signal d'alarme pour notre société." Martin Hirsch, de son côté, indiquait dans son communiqué: "Rien ne peut expliquer ou justifier une violence tournée vers un hôpital. Un peu plus tôt, des projectiles avaient également visé la Maison de Solenn, où sont soignés des adolescents, dans le périmètre de l'hôpital Cochin. Une plainte sera déposée."

Oscar et la dame rose

Oscar et la dame roseSur les réseaux sociaux, l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt a apporté sa propre contribution. Par l'intermédiaire du petit Oscar, 10 ans, hospitalisé à Necker, il écrit au Président. Dans sa lettre, il raconte que "des crétins ont attaqué l’hôpital, ils ont pété les vitres, ils ont tagué les murs, il y avait des débris partout, on aurait dit ma maquette du château de Cendrillon lorsque j’étais tombé dessus. Mes parents, ils ont peur, ils crient qu’on ne respecte plus rien, ni l’enfance ni la maladie, qu’il n’y a plus rien de sacré, qu’ils s’angoissent davantage pour moi: je ne suis pas en bonne santé et pas non plus en sécurité". Avec l'humour propre à un enfant de 10 ans, il aboutit à cette question: "Cher président, je n’écris pas pour moi parce que c’est un peu trop tard mais j’écris pour mes copains et mes parents: qu’est-ce qu’on peut faire contre les cons? T’es président, tu dois avoir des lumières."

A.-F. de Beaudrap

Catégorie : International

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