L’Eglise catholique compte deux nouveaux saints: un mystique polonais et une suédoise convertie qui a sauvé des juifs pendant la seconde guerre mondiale à Rome.
Stanislas de Jésus Marie et Marie Élisabeth Hesselblad ont été canonisés par le Pape François ce dimanche au cours d’une célébration solennelle sur la place Saint-Pierre. Une cérémonie en présence notamment du président polonais Andrzej Duda, accompagné d’une importante délégation de 46 personnes, de la ministre suédoise de la culture, Alice Bah Kuhnke, ainsi que de l’archevêque luthérien d’Uppsala Antje Jackelén. Parmi les personnes qui ont porté les reliques des nouveaux saints à l’autel figuraient deux miraculés. La formule de canonisation a été saluée par un tonnerre d’applaudissements.
Les deux nouveaux saints proviennent de deux pays que le Pape François visitera prochainement: la Pologne, où il présidera les 31e Journées mondiales de la jeunesse fin juillet et la Suède où il se rendra à l’automne dans le cadre des célébrations du cinquième centenaire de la réforme de Luther. Morte en 1957 à Rome, Marie Élisabeth Hesselblad est née au sein d’une famille luthérienne. C’est elle qui a restauré l’Ordre du Très Saint Sauveur, fondé par sainte Brigitte. Eminent représentant de l’école polonaise de spiritualité, Stanislas de Jésus Marie a fondé au 17° siècle la congrégation des Clercs mariaux de l’Immaculée conception de la bienheureuse Vierge Marie
Des saints visages de la résurrection
Dans son homélie, l’évêque de Rome a insisté sur la tendresse de Dieu. Commentant le récit de la résurrection du fils unique de la veuve de Naïm, il a expliqué que Jésus "n’est pas un magicien ! Il est la tendresse de Dieu incarnée ; en lui opère l’immense compassion du Père". L’événement central de la foi, c’est la victoire de Dieu sur la souffrance et sur la mort. Jésus prend sur lui nos péchés, les enlève et il nous redonne vivants à l’Église même. Et cela advient d’une manière spéciale durant cette Année Sainte de la Miséricorde.
Le Pape François qui était entré en procession sur la place Saint-Pierre, a noté que les deux nouveaux saints "sont restés intimement unis à la passion de Jésus et la puissance de sa résurrection s’est manifestée en eux". Dans la Passion du Christ, se trouve la réponse de Dieu au cri angoissé, et parfois indigné, que l’expérience de la souffrance et de la mort suscite en nous. Il s’agit de ne pas échapper de la Croix, mais de rester là, comme la Vierge Mère, qui en souffrant avec Jésus a reçu la grâce d’espérer contre toute espérance.
A l’autel, le Saint-Père avait à ses côtés les archevêques de Stockholm et Cracovie, le président de la Conférence épiscopale de Pologne, et l’évêque de Santa Clara à Cuba ville natale d’un enfant guéri miraculeusement d’une tumeur au cerveau par l’intercession de Sainte Marie Élisabeth Hesselblad. Les intentions de prière ont été dites en cinq langues dont le chinois. Une quarantaine de cardinaux et une trentaine d’évêques ont participé à la concélébration en présence de quelque 35 000 fidèles. Le Souverain Pontife les a tous remerciés à la fin de la messe et avant la prière traditionnelle de l’Angélus les invitant à prier ensemble la Vierge Marie afin qu’elle nous guide sur le chemin de la sainteté et qu’elle nous aide à construire chaque jour la justice et la paix.
Radio Vatican
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