Audience générale : apprendre à prier sans arrogance ni hypocrisie


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Audience générale : apprendre à prier sans arrogance ni hypocrisie
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Audience-pape-18-mai-2016Lors de l’audience générale Place Saint-Pierre, le pape François a poursuivi ce mercredi sa série de catéchèses sur la miséricorde dans les Evangiles.

Après la parabole du juge et de la veuve la semaine dernière, il s’est cette fois arrêté sur la parabole du pharisien et du publicain, tirée du chapitre 18 de l’Evangile selon saint Luc. Une parabole qui nous enseigne "l’attitude juste pour prier".

François a délivré un regard critique sur l’attitude hypocrite du pharisien, qui prie "en restant debout" et "utilise beaucoup de mots. Et pour le souverain pontife, alors, oui, "il semble bien prononcer une prière de remerciement à Dieu, mais en réalité, il se livre à un étalage de ses propres mérites, avec un sens de supériorité sur les autres hommes, qualifiés de voleurs, injustes, adultères". En fait, ce pharisien "se regarde lui-même, il se prie lui-même, au lieu d’avoir le Seigneur devant les yeux, il a un miroir", s’est exclamé le souverain pontife.

"Quand nous prions, nous devons au contraire extirper toute arrogance et hypocrisie." Dans notre monde rempli de bruits et de sollicitations diverses, nous devons "retrouver la valeur de l’intimité et du silence, parce que c’est là que le Seigneur nous rencontre et nous parle". Et rien ne sert de combler ce silence par des paroles inutiles.

Au contraire, le publicain se présente au temple avec une âme humble et avec repentir, en se contentant d’une très courte prière: "Ô Dieu, aie pitié de moi, pécheur." "Rien de plus. Une belle prière", a souligné le Saint-Père, qui a invité les fidèles à la répéter à voix haute.

Et François de poursuivre: "Les gestes de pénitence et les peu nombreuses et simples paroles du publicain témoignent de sa conscience concernant sa misérable condition." "En se présentant les mains vides, avec le cœur nu et en se reconnaissant pécheur, le publicain montre à tous la condition nécessaire pour recevoir le pardon du Seigneur. Dieu a une faiblesse: la faiblesse pour les humbles. Face à un cœur humble, Dieu ouvre totalement son cœur. Il s’est penché sur son humble servante… Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent."

En évoquant ces paroles du Magnificat, François a invité les fidèles à prendre exemple sur l’humilité de Marie.

Radio Vatican

 


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