En Suisse, les victimes d'agressions sexuelles dans un contexte ecclésial, dont les cas sont prescrits et qui sont, pour certaines, dans un âge avancé, devraient prochainement recevoir une contribution de l'Eglise catholique helvète.
La Conférence des évêques suisses (CES), les congrégations religieuses du pays et la Conférence centrale catholique romaine (RKZ) ont déjà promis ensemble le versement de 460.000 francs suisses (environ 418.000€) dans un fonds spécial.
C'est ce qu'a indiqué Giorgio Prestele, président de la commission helvétique d'experts sur les abus sexuels en milieu ecclésial, mis en place par la CES.
Les diocèses de Suisse ont décidé de verser une contribution de 300.000 francs suisses (soit près de 273.000€), tandis que l'Union des supérieurs majeurs religieux de Suisse interviendront à hauteur de 10.000 francs suisses et la RKZ pour 150.000 francs.
L'argent promis par la CES ne vient pas des impôts ecclésiastiques, mais de sources telles que les revenus issus des propriétés et des terrains, précise le communiqué.
Environ 9.000€ par personne
Le fonds est exclusivement destiné aux victimes d'abus sexuels dont les faits sont prescrits. Pour les cas non encore prescrits, les victimes peuvent porter plainte et recevoir le soutien des centres de conseil au niveau des cantons.
Les montants d'indemnisation sont fixés selon un principe de base à 10.000 francs suisses (9.000€) par personne. Le groupe d'experts ne prévoit pas que de très nombreuses demandes soient effectuées, estimant le nombre de cas à 50. Giorgio Prestele avertit cependant que si plus de 100 victimes ou même 200 s'annonçaient, le fonds devrait être augmenté.
Avec cath.ch-apic
