Le président américain Barak Obama est arrivé, dimanche 20 mars 2016, à Cuba pour entériner le rapprochement entre Washington et La Havane. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont repris à l'été 2015.
Avant cette visite du président Obama, aucun président américain en exercice n'avait mis les pieds à Cuba depuis 1928. Depuis quelques temps, les Etats-Unis assouplissent leurs mesures concernant les restrictions commerciales et les voyages. Mais il reste la question de l’embargo économique: le Congrès refuse pour l’instant de le lever. Ce sera donc une question abordée lors de la rencontre entre Barack Obama et le président cubain Raoul Castro. De son côté, le président américain veut rompre avec une politique d’isolement vis-à-vis de la Havane, qu’il juge obsolète et stérile.
"Il s'agit d'une reconnaissance de La Havane mais aussi de l'échec d'une politique hostile qui a été menée depuis près d'un demi-siècle", analyse Salim Lamrani, Maître de conférences à l’Université de La Réunion. Pour ce spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis, les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis à Cuba freinent le développement du pays et affectent en particulier les catégories les plus défavorisées de la population, à savoir les personnes âgées, les malades, les enfants. De très nombreux pays demandent que les Etats-Unis revoient leur position sur des sanctions qui n'ont plus lieu d'être aujourd'hui. Retrouvez cet entretien signé Blandine Hugonnet sur Radio Vatican.
MVL/Radio Vatican - Photo: Capture d'écran news.va

