Liège : Guérison miraculeuse due à l’intercession d’Elisabeth de la Trinité


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Liège : Guérison miraculeuse due à l’intercession d’Elisabeth de la Trinité
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
3 min

ET-ProfessionIl serait certainement exagéré de dire que c’est grâce à une Belge que la bienheureuse Elisabeth de la Trinité sera canonisée bientôt. Et pourtant, c’est la reconnaissance d’une guérison miraculeuse vécue par Marie-Paul Stevens, une ancienne enseignante de Malmedy, qui a ouvert la voie à la canonisation de la carmélite dijonnaise.

Tempérament fougueux, nature généreuse et droite, Elisabeth Catez, née en 1880, se montre dès l’enfance éprise du Christ qu’elle rencontre au plus profond de son cœur. A 11 ans, elle a décidé de se faire religieuse. Amie chaleureuse et pianiste accomplie - Premier prix de piano au Conservatoire de Dijon à 13 ans -, elle quitte tout pour entrer au Carmel à 21 ans.

Son nouveau nom l'enchante: Elisabeth de la Trinité va découvrir et rayonner auprès de ses sœurs et de ses nombreux amis la profondeur de ce Mystère d'amour. En 1904, elle écrit sa célèbre Prière comme une offrande totale d'elle-même à cette Trinité qu'elle adore et qui vit en chacun de nous. Consumée par la maladie d'Addison, elle en accueille sereinement les terribles souffrances comme une identification au Christ crucifié, et meurt le 9 novembre 1906: "Je vais à la Lumière, à l'Amour, à la Vie."

Sollicitée par de nombreux Carmels et amis, sa prieure, Mère Germaine de Jésus écrit en 1908 un récit biographique qu’elle nomme simplement: "Souvenirs". Il connaît rapidement de multiples éditions et sera traduit en quelques années en une dizaine de langues.

Sur le chemin de la béatification, un premier miracle obtenu par l’intercession d'Elisabeth fut reconnu le 17 février 1984. Il s’agissait de la guérison de Dom Jean Chanut, moine de l’Abbaye de Cîteaux, qui était atteint de tuberculose des reins. Ce miracle permit la béatification d’Elisabeth le 25 novembre 1984.

Guérison immédiate et inexplicable

Un second miracle était nécessaire pour ouvrir la voie à la canonisation. C’est la reconnaissance de la guérison de Marie-Paul Stevens, le 3 mars dernier, par le pape François, qui a permis ce dernier pas.

A 17 ans, elle avait fait une rencontre décisive avec Elisabeth de la Trinité qu’elle décrit comme "un vrai coup de foudre" et depuis, une longue amitié spirituelle s’était construite avec la bienheureuse carmélite de Dijon. Puis, le choc de la maladie, le syndrome de Sjøgren, chamboule sa vie à 39 ans, un diagnostic sans espoir de guérir, des traitements lourds qui la rendent méconnaissable, mais elle se bat comme une vraie lionne avec l’appui de sa foi. La mort imminente lui étant annoncée, elle vit dans la perspective du paradis et décide de partir au couvent de Flavignerot pour remercier Elisabeth de la Trinité de son compagnonnage. C’est alors qu’a lieu la guérison qu’elle reçoit comme "l’inattendu bouleversant" et qui fait d’elle un signe de Dieu Amour pour l’humanité. Il faudra encore du temps et de nombreux examens médicaux entre 2012 et 2016 pour que soit reconnue officiellement la guérison, jusqu’au décret papal du 3 mars 2016. On ignore encore la date exacte de la canonisation d’Elisabeth.

Ralph Schmeder


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