Une fois par an, la commission interdiocésaine du diaconat permanent se réunit pour faire le point sur le diaconat permanent dans les diocèses ou vicariats de la partie francophone du pays. Cette année, la rencontre avait lieu au séminaire de Namur.
C’est sous la houlette de Monseigneur Hudsyn, évêque référendaire, que les délégués diocésains se sont ainsi rassemblés. L'évêque auxiliaire du Brabant wallon avait préparé un bel exposé bien concret sur le thème de la miséricorde. Ensuite, les responsables ont expliqué ce qui se vivait dans leur région en ce qui concerne le diaconat permanent. Même s’ils ont fêté les 50 ans du rétablissement de ce ministère ordonné, chacun s’est dit qu’il y avait encore du travail de "publicité" à faire.
Mais les choses évoluent: lors de la plupart des messes chrismales, les diacres permanents sont désormais invités à renouveler les engagements de leur ordination. Il apparaît également que la façon de vivre la fraternité diaconale a plus de points de convergence que de divergence entre chaque évêché. Presque tous souhaitent une plus grande implication des confrères dans la vie diocésaine. Le problème est vrai dans bien des domaines mais il n’épargne pas les diacres. Heureusement, il y a un coin où les diacres se rassemblent en nombre.
Durant cette rencontre, la question de la juste place du diacre dans le nouveau paysage paroissial a également été abordée. Ce dernier n'est en tout cas ni un "sous-curé", ni un "super laïc" mais plus simplement un homme dans un ministère de service.
Enfin, Mgr Hudsyn a relayé le souhait de Mgr De Kesel, nouvel archevêque et président de la conférence épiscopale, de voir la commission interdiocésaine du diaconat permanent tracer plus clairement encore certains points, notamment l’appel et la vocation des futurs diacres (qui sera un sujet de prochains échanges) et la mission de ces ministres dans le cadre de l’évangélisation…
Jacques DELCOURT

