Droits de l’homme : la Belgique peut mieux faire


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Droits de l’homme : la Belgique peut mieux faire
(c) Conseil de l'Europe
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
2 min

 

(c) Conseil de l'Europe

(c) Conseil de l'Europe

La Belgique devrait faire mieux pour respecter les droits des migrants, demandeurs d'asile, des personnes handicapées ainsi que des gens du voyage. C'est ce qui ressort d'un rapport publié jeudi 28 janvier par le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Nils Muiznieks, le Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, est venu en septembre dernier visiter de nombreuses infrastructures belges. Il s'était notamment rendu à la prison de Forest puis il a visité un centre de détention de migrants. Il a rencontré de nombreux ministres et des représentants d'autorité locale, ce qui l'a d'ailleurs impressionné. Il raconte dans la Libre: "Je n'ai jamais rencontré autant de responsables appelés 'ministres' qu'en Belgique."

Dans le rapport communiqué ce 28 janvier, le Commissaire du Conseil de l'Europe pointe quelques graves violations dans les trois domaines étudiés. La Belgique est notamment critiquée pour la mise à l'index des personnes handicapées. Prenons l'exemple de la scolarisation de ces enfants: le commissaire aux droits de l'homme recommande d'équilibrer l'offre éducative entre des écoles spécialisées et l'intégration des enfants handicapés dans des écoles générales. Le Commissaire insiste: "Les écoles devraient être capables d'accueillir tout enfant, qu'il soit migrant, handicapé ou rom. Ce n'est clairement pas encore le cas en Belgique."

prisonLe rapport porte son attention également sur les conditions de détention des personnes ayant des déficiences intellectuelles: dans les prisons belges, elles n'ont pas un accès suffisant aux soins, les bâtiments et les installations sanitaires sont en piteux état, le personnel spécialisé comme les psychiatres ne sont pas assez disponibles... Les autorités belges répondent sur ce point que la place des personnes internées "n'est pas en prison." Des réformes en ce domaine ont commencé il y a quelques années, dont on ne voit pas encore le résultat.

La visite d'expertise a aussi révélé que notre pays n'a pas ratifié le Protocole facultatif à la Convention des Nations unies contre la torture et d'autres traitements inhumains. Cette ratification qui impliquerait un changement institutionnel obligerait les lieux de détention à être inspectés régulièrement par des organismes institutionnels.

A-F. de B. (d'après La Libre)

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